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 drop dead. (appolinaire)

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DATE D'INSCRIPTION : 23/07/2012



MessageSujet: drop dead. (appolinaire)   Jeu 26 Juil - 14:07

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Deux jours, peut-être trois, ou qui sait même plus. Je n'en sais rien. Le temps passe à une vitesse folle quand je ne parle pas avec lui, malgré que nos paroles soient violentes, le temps a du mal à couler en sa compagnie. Il arrête le temps, calme les secondes, l'ardeur des minutes et la puissance des heures. Vivre c'est avoir droit à cette monotonie qui ne veut pas partir. C'est se lever, aller bosser, puis se recoucher. Parfois, il y a quelque chose dans la journée, un petit coup de jus, mais rien de bien grand. Après tout, il faut toujours attendre, c'est dans les moments les plus ennuyeux que le meilleur peut arriver. Mais, tout ça, ça reste un concept, un idéal. La vie donne, la vie reprend. Des principes bidons qui nous poussent à croire un peu en l'être humain, en tout en rien. Croyez en ce qui vous aide à mieux dormir la nuit. Ricanement sec, la clef qui passe dans la serrure, un bruit et voilà déjà le soir. Je papillonne des yeux, une grimace s'affiche sur mon visage en remarquant que le pauvre coussin maintenant noir est toujours là, immobile. Je n'ai pas pensé à le bouger, j'ai trop cogité, trop pensé durant ces derniers jours. C'est pas bon de trop réfléchir - y faut croire oui. Puis mes yeux se baissent sur le sol, des chaussures. Des chaussures ? J'hausse les sourcils avec curiosité, non elles ne sont pas à moi. Mais, elles sont à lui visiblement. Oh l'idiot il a oublié ça. Je pince ma lèvre inférieure puis, y'a ça, cette voix, cette phrase qui me revient. J'ai toujours peur du monstre blanc, Kamil. Le croque-mitaine, l'ombre dans le noir. Mais, qui exactement ? Une bête qui le ronge de l'intérieur, comme moi ? Lui, ou peut-être moi suis-je le fameux monstre blanc qui fait pleurer les enfants. Je n'en sais rien. Avant, je pouvais le rassurer avec des paroles simples, niaises. Mais, là, c'est autre chose. Les bêtises d'enfants, c'est aux autres, plus pour nous. Ou du moins, plus pour le moment. J'attrape la paire, et maintenant je dois me souvenir où il habite. C'est vrai en même temps, l'immeuble dans lequel je vis, c'est plus pour moi. Mais, Appolinaire, évidemment, c'est plus grand, plus spacieux, plus ... bref. Je sors alors, essaie de faire bosser ma mémoire au mieux. C'est difficile, il y a bien longtemps que je n'ai plus posé les pieds dans ce fameux immeuble aux murs blancs, et surtout son appartement. Gauche, droite, oh et tout droit pourquoi pas. Hm. J'ai des doutes, puis là tout me revient. Oui, c'est ça, j'ai vu juste. Quelques minutes et me voilà à destination. Je pose mes mains sur la poignet de la porte et me retrouve dans le hall. Je papillonne des yeux, les plissent un peu.
J'entends des voix,
J'entends des rires et un en particulier qui me fait frémir.

Deux types, deux femmes et une tête bouclée juste à côté. Les deux hommes, des cernes sous les yeux, ils sont maigres c'est à croire qu'ils sont dans la rue, et pourtant, je crois bien qu'ils sont dans cette catégorie que l'on appelle : je suis gosse de riche et ma vie ? J'en ai rien à faire. Les deux jeunes femmes, sont déjà plus agréables à regarder, elles ont l'air plus en forme, moins déplorables. Mais, elles dégagent ce truc, quelque chose de presque malsain que je ne pourrais expliquer. Des camés, des drogués, des toxicos. Mais, Appolinaire, dis-moi que tu es pas dans ce délire dis-moi ? Va pas me faire croire que tu es toi aussi un type qui foutrait sa vie en l'air rien que pour quelques minutes de " bonheur ", non, je n'y crois pas. Tu n'es pas tombé aussi bas. Il y a des paroles, mais je suis trop loin pour pouvoir entendre, une porte qui s'ouvre, les quatre qui descendent petit à petit. Appolinaire mains dans les poches qui a ce sourire satisfait au visage. Je pourrais très bien partir, disparaitre et le laisser faire comme bon lui semble mais. J'ai toujours peur du monstre blanc, Kamil. Boum, ça agit comme une baffe sur mon visage, il s'apprête à rejoindre cette bande désespérée. Je n'ai plus le temps de réfléchir, cette phrase m'emporte et je lui attrape la main sans ménagement. Un murmure que seul lui peut entendre « T'es complètement malade ?! Tu vas quand même pas les suivre ?! » Et voilà, y'a cette pulsion qui revient au galop. Bon dieu, elle finira par sérieusement me tuer. Il me fixe un instant, puis ses yeux se perdent. Il commence à pâlir, sa bouche, il veut dire quelque chose, mais aucun son. Je sens presque les battements de son coeur, il s'affole, tourne de l'oeil. Et boum. Appolinaire est tombé dans mes bras. J'ai tout juste eu le temps de le rattraper avant qu'il ne s'explose la tête sur le sol. Les yeux écarquillés, c'est vrai qu'il pèse lourd quand il est complètement ailleurs. Je tire une grimace, me pose sur le sol alors, à genoux. J'ai tout oublié, en particulier les gestes de premier secours. La panique, je cherche des yeux de l'eau quelque part. Bien sûr, comme si une fontaine allait surgir comme ça ! C'est trop rêver là. Même pas un mot, rien du tout. Appeler quelqu'un ? Non, il n'est pas mort, il respire. Je connais les morts, mais pas les vivants. Je relâche sa main, le tenant alors d'une main au niveau des côtes, il est allongé au sol, aux grands mots, les grands remèdes. Ah je suis désolé, pour cette fois tu as rien pu dire et pourtant, je vais t'en claquer une. Le bruit résonne dans le hall, ma main abattue sur sa joue, j'attends une réaction. Et si il ne se passe toujours, je hurle. Mais, quelque chose, il réagit à la violence du coup. Je pousse un soupir, rassuré, il est encore dans son malaise on dirait. Comme réveillé alors qu'il dormait paisiblement. La couleur ne revient toujours pas vraiment. Mais il a ouvert les yeux, c'est déjà ça de gagné. « Tu vas bien ? » Mais quelle question, en même temps, que puis-je dire de plus ? Encore sur le coup de l'évènement bien rapide, je le fixe, de l'inquiétude dans le regard, avec sa paire attendant non loin de nos deux corps au sol. Je me demande si maintenant, en plus d'avoir le feu dans l'âme, je n'ai pas en plus ce pouvoir bizarre de faire tomber les gens dans les pommes. Manquerait plus que ça. Non, pas possible.
J'ai toujours peur du monstre blanc, Kamil.
Toujours, peur.
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Appolinaire L. Bedford
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Jeu 26 Juil - 14:59


Everybody's going to the party, have a real good time,
Dancing in the desert blowing up the sunshine.


Tu peux courir à l'infini à la poursuite du bonheur, la terre est ronde autant l'attendre ici.
La vie semble être toujours la même, comme si c'était une boucle infernale, impossible de s'en défaire, impossible de briser l'étrange schéma. Personne pour rompre la monotonie, alors Appolinaire sort, il ne peut pas rester en place, il ne peut pas rester enfermer à l'intérieur, il est le genre de personne qui est obligé de sortir, que seul la lumière du soir attire vraiment. Il s'épanouit là, il veut vivre l'instant à fond même si c'est en traînant sa carcasse vide, les gens ne sont que de passage dans sa vie il semblerait, comme s'il était condamné à se sentir seul. Je passe mes nuits à courir après mes rêves. Des rêves pleins d'étincelles, qui éclatent lorsqu'on s'en approche de trop près, et la drogue qu'il ingurgite tout les jours, c'est vraiment n'importe quoi. Et pourtant ça le fait planer, c'est du faux bonheur, mais du bonheur tout de même. Il ne veut pas vivre la vie de tout le monde, il ne veut pas attendre des heures dans les files d'attente, il ne veut pas s'ennuyer à mourir au travail, il ne veut plus rentrer pour les dîners en famille, il ne veut pas arriver à l'heure aux rendez-vous, il veut faire exploser les contraintes. Vivre l'instant. Mais c'est dangereux de vivre l'instant quand il n'y a pas de filet pour se rattraper en cas de chute. Funambule sur les toits. Un funambule de toi. La vie passe sans qu'il ne s'en rende compte, la vie est fausse, tout le monde s'aime ici, mais ce n'est que du faux. Je n'aimais pas l'adolescence, laisse moi kiffer ma vie d'adulte.
On commence par là, la vie dangereuse, on commence par cotôyer les autres, ceux qui sont déjà au fond et on leur vend n'importe quoi, parce qu'ils ne différencient même plus rien. C'est papa et maman qui payent, alors on s'en fiche, on achète tout. Ca l'arrange Appolinaire, ça lui fait de l'argent, ça le fait se sentir important pour certaines personnes. Et tout ça aussi c'est faux, que du faux, rien que du faux. Les deux types ne ressemblent à rien, ils sont là pour la came, ils veulent leur dose. Mais les femmes, ah les femmes, toujours là pour la drogue et pour plus s'il faut, et surtout pour le plus en fait. Pas d'argent ? On paye en nature. On se donne, juste pour toucher à du faux bonheur l'espace de quelques instants. Elles font pas peur à voir elles au moins, pas comme les deux autres, et leurs vêtements sont beaucoup trop courts, laissent voir beaucoup trop de peaux, et ce n'est pas pour déplaire à Appolinaire. Son regard se perd un peu, alors que les mains échangent argent et pillules, un sourire en coin sur ses lèvres. Ca aussi, c'est fini. Un frisson le prend et il relève le regard. Ce soir on va encore s'amuser, s'en mettre plein les yeux, ne plus penser à rien. C'est partit, rejoignons les chimères. L'irlandais suit les quatres personnes, les mains dans les poches, il rigole, drague ouvertement l'une des deux femmes, et finalement ses mains cherchent de quoi rouler un joint. Les quatre passent la porte, pas lui. Il sent une emprise sur sa main, sur ses doigts, et il se fige sur place. Il a envie de hurler mais aucun son ne sort de sa bouche, il veut qu'on lui lâche la main, il veut qu'on arrête de la tenir, il ne veut plus sentir la peau sous la sienne, il ne veut plus. Il sent tout, les moindres faiblesses de la main qui tient la sienne, les moindres imperfections, les moindres couches de l'épiderme, et un frisson le prend. Violent. « T'es complètement malade ?! Tu vas quand même pas les suivre ?! » Et lorsqu'il se retourne, il voit Kamil, il aimerait lui dire, lui crier de le lâcher. Il va vomir. Il se sent défaillir, il se sent partir, et là c'est le noir.
And i go back to, i go back to black.
Une douleur lanscinante sur la joue, et Appolinaire ouvre lentement ses yeux, il cligne plusieurs fois, il se sent atrocement mal. Ses mains contre le carrelage de l'immeuble et ses doigts qui glissent dessus comme pour se laver, comme pour oublier, comme pour se rassurer. Ca va, c'est passé. « Tu vas bien ? » Appolinaire aimerait frapper Kamil, encore une fois, mais se retient, il se mord la lèvre, c'est trop pour lui, assez de contact physique pour ajourd'hui, il n'ose même pas passer le dos de sa main sur son front pour retirer une bouclette qui lui cache le regard. Son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine et finalement l'irlandais tourne lentement sa tête vers son frère, reste un moment interdit et murmure. « Qu'est ce qu'il t'as pris, merde ? » Il préfère rester allonger un moment, s'il se lève tout de suite il sait qu'il va vomir et il préferait éviter. Ses doigts caressent le carrelage, le froid se répand automatiquement dans toute sa main, et ça lui fait du bien. Mais qu'est ce qu'il fait là ? Pourquoi Kamil est ici ? Ils en avaient fini l'autre jour, ils ne devaient plus se revoir avant un mois, voir plus. Comme à chaque fois, ne faire que se croiser. Mais qu'est ce qu'il fait là ? Les émeraudes se réouvrent doucement, cherchent le visage de son frère et le scrutent longuement. « Soif. J'veux de l'eau. » Pitié, tout mais au moins quelque chose pour faire passer cette envie de vomir.
Lentement, Appolinaire se redresse enfin, sa tête tourne violemment et il n'a pas les idées en place, il remonte ses jambes contre son torse. Il n'a pas envie de se lever, il sait qu'il devrait pour rejoindre son appartement, mais il n'a pas la force pour. Demander à Kamil ? Autant mourir. Alors il reste assis au sol, inspirant doucement. C'était bien la première fois qu'il tombait dans les pommes comme ça à cause de son pouvoir, c'était bien la première fois que ça lui arrivait, pourtant il faisait toujours attention... Kamil l'a surprit. « Qu'est ce que tu fais là ? » Ses yeux regardent le carrelage face à lui, ils n'osent plus affronter le regard de son frère. Trop fatigué.

_________________

❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Jeu 26 Juil - 16:42

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Reste plus qu'à attendre la réponse. Ses yeux sont perdus, et à mon humble avis, il ne doit pas pouvoir voir plus loin que le bout de son nez. Sortir du noir de cette manière, c'est assez radicale et je ne crois pas qu'il soit du genre habitué. Alors, il ne reste plus que l'attente dans tout ça. Inconsciemment, je ne cesse de m'inquiéter. Mon coeur claque contre ma poitrine, il a les yeux ouverts, oui mais il faut qu'il parle. J'en sais rien, qu'il hurle, qu'il bouge un petit peu. On dirait un mort, pas très mort en fin de compte. Il doit avoir le corps en coton, complètement. Je tire une grimace, commence à voir que ma claque commence à gentiment apparaitre sur sa joue. Une belle trace rouge. Ne pas y aller de main morte, oui, c'est assez ... ça laisse des traces dirons-nous. Je pince ma lèvre inférieure, je pourrais presque le secouer comme un sac pour qu'il dise quelque chose, quitte à ce qu'il dégobille. Il fronce les sourcils et sa voix résonne dans le hall. « Qu'est ce qu'il t'as pris, merde ? » Soupir soulagé, bien pire que soulagé. Une peur presque bleue. C'est étrange, d'un coup, comme ça, il est tombé. Raide mort. Enfin pas mort, ou du moins pas encore. Un sourire se scotche à mon visage en l'entendant parler. Appolinaire tu fais peur en plus. Peut-être l'emmener à l'hôpital . Mais vu ses projets, il ne va certainement pas me suivre, pas maintenant, pas avant d'avoir pu disparaitre de la surface de la terre quelques heures avec les autres. Un regard sur la porte ouverte sur le monde de l'illusion, je fronce les sourcils. J'entends les rires, les gloussements des autres. Monde de fous, monde étrange. Ce que pourrait faire un homme, jusqu'à sacrifier la vie d'un autre, pour une petite pilule, un peu de poudre blanche, un peu de rêve en bouteille. Rêve qui peut vite se transformer en cauchemar et donner la mort. Parfois douce, parfois non. Appolinaire, tu ne peux pas être aussi pitoyable dis-moi ? Pas aussi bas. Au fond, c'est peut-être ça le monstre blanc. Il coule, coule, tombe, tombe. Comme un funambule, il succombe aux délires psychédéliques de la bête cachée dans l'ombre. Il tombe. Moi dans tout ça, je dois le rattraper, prendre sa main et ne plus la lâcher. Sauver sa peau d'une mort certaine, de celle qui n'hésitera pas à l'enlacer jusqu'à l'étouffement. Tu vas pas laisser tomber maintenant dis-moi ? Pourquoi se foutre en l'air ? Pourquoi ? Je tire une grimace à mes questions. Questions qui posent problème, questions que je ne dois pas aborder, du moins, pas pour le moment. « Soif. J'veux de l'eau. » Malheureusement mon pauvre frère, il va falloir attendre. Autour de là ? Des murs, un peu de décoration de mauvais goût, mais pas de flotte. Et ce n'est certainement pas la petite bande qui est maintenant dans les bas-fonds qui va m'aider à le remettre d'aplomb. De l'eau oui, je veux bien, mais il n'y en a pas. Je ne peux qu'hausser bêtement les épaules à sa requête. Je reste à genoux, sans bouger, sans même parler. L'énerver ? Déjà que sa tête ne présage rien de bon, je vais éviter d'en rajouter.
Juste là pour ramener ses pompes,
Rien que pour ça hein ?

Il tente de se redresser un peu sur le sol froid. Ses jambes contre son torse, je me permet de donner une pichenette sur une mèche de cheveux gâchant péniblement son visage, elle valse sur le côté et j'essaie de détailler avec attention ses gestes de peur qu'il me claque à nouveau entre les doigts. Il reste toujours aussi blanc, on pourrait croire qu'il sa croisé son pire cauchemar. Non, non, le cauchemar il doit le vivre tout les jours, oui, c'est ça. Je secoue ma tête attentif, ou du moins, je tente de l'être au mieux. « Qu'est ce que tu fais là ? » Bien évidemment, il fallait que cette question tombe. Je pose mes yeux sur la paire de chaussures qui se trouve à côté de moi, puis sur lui. A mon humble avis, il est encore bien trop dans son état d'après-malaise. Tout dépendra de la personne, chez certains c'est jusqu'à vomir tellement il se sentira mal, le coeur qui s'accélère puis chez d'autres, ce sera juste totalement perdu. Il a l'air de se repérer dans le temps. Tant mieux. « Tes pompes. » Simple réponse véridique, mais pour le moment, je n'ai pas réellement envie de lui faire un roman sur la raison de ma venue. Pour le moment, mon côté qui prends trop à coeur ce rôle, se réveille et ce n'est peut-être pas vraiment pour moi. Appolinaire qui a perdu le sourire d'un coup, c'est assez étonnant, lui qui d'habitude ne se gêne pas pour sourire. Avec son sourire, oui ce côté vainqueur trop sur de lui. Il a perdu ses moyens. « Mais ça, c'est secondaire. Dis-moi, ça t'arrive souvent de tomber comme ça dans les vapes ? » Et c'est que je pourrais croire en plus que je suis médecin. Non parce que si c'est qu'une fois, pas grave, on pourrait penser à ... J'en sais trop rien, une baisse de tension. Mais si ce n'est pas la première fois, et bien, il faudra peut-être plus s'inquiéter. Surement à cause des pilules qu'il prend, ou dieu seul sait quoi d'autre d'ailleurs. Je m'approche de lui alors, scrute son visage. On dirait qu'il va dépérir à nouveau. Du coup, sa petite virée vers l'autre monde, il peut très bien oublier. C'est triste à dire, mais, dans un état pareil, je ne peux pas le laisser comme ça, se laisser partir en vrille. Après tout, je dois sauver sa peau. « Tu peux te lever ? » L'aider à se lever, puis le monter dans son appartement et enfin, lui donner toute l'eau qu'il veut. Là, ça va être impossible pour moi de venir puis partir selon son envie. Non, un hall d'entrée, c'est loin d'être pratique quand vous êtes victime d'un malaise aussi violent que celui-ci. Appolinaire, tu me fais voir des vertes et des pas mûres. « Ce qui m'a pris ? Comment te dire vu ta question, je croirais presque que te prendre la main ça te rend malade au point de te faire partir. » Haussement de sourcils, aucune méchanceté dans ces mots, ou du moins, à mes yeux il n'y a rien de bien mauvais derrière tout ça. Détendre l'atmosphère ? Peut-être pas, mais comprendre un peu mieux pourquoi le noir tout à coup.
Le monstre blanc il est caché là,
Dans le noir il attend le bon moment pour se jeter sur nous.
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Appolinaire L. Bedford
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Ven 27 Juil - 10:32


Everybody's going to the party, have a real good time,
Dancing in the desert blowing up the sunshine.


Il peut clairement l'entendre soupirer, mais Appolinaire n'arrive pas encore à comprendre pourquoi. Il est sans doute blasé, ou alors soulagé, il ne saurait le dire. Il ne sait plus, c'est à peine s'il se rappelle son prénom, c'est à peine s'il se rappelle où il est. Sa tête est partie tellement loin, il ne se rappelle plus. Disengage, and leave the ground. Et sa respiration redevient presque normale, elle a décidé d'arrêter de faire n'importe quoi, sa tête aussi se remet, et lui assis au milieu de son hall beaucoup trop blanc, assis au milieu de tout ça, beaucoup trop grand pour lui. Recroquevillé. Comme s'il l'avait entendu, comme s'il savait, Kamil retire cette boucle qui le gênait tant. Les émeraudes sont dégagées, Appolinaire peut se risquer à un regard vers son frère, mais pas trop longtemps. De peur de le voir disparaître certainement ? Comme un mirage, une chimère. « Tes pompes. » Mais c'est bien sa voix qui résonne, qui claque contre ses oreilles, c'est deux petits mots lancés comme ça, et qui ne font pas si bien que ça au cœur. Etrangement, il aurait préféré un mensonge pour le coup. Oh Appolinaire, tu n'en fais qu'à ta tête. Rien que pour la forme, il aimerait lui jeter une remarque cinglante, mais rien ne sort, ses doigts quittent enfin le sol, c'est le dos de ses mains qui se posent à présent sur le sol. Il ne veut pus rien toucher, il n'a plus envie. Il veut juste partir, disparaître quelques heures, ne plus se rappeler de rien. Il a besoin de fumer.
« Mais ça, c'est secondaire. Dis-moi, ça t'arrive souvent de tomber comme ça dans les vapes ? » C'est un peu la question qui fâche, parce que Appolinaire aimerait se défendre et dire que non, c'est juste parce qu'il a faillit mourir de peur en voyant sa tronche, mais là encore il reste muet. Il ne savait pas qu'il pouvait s'évanouir. Il se sentait atrocement mal en touchant la peau, il sentait l'envie de vomir arriver, mais il ne s'est jamais sentit au point de partir. De vraiment partir. Quelle situation honteuse, lui le petit prince qui joue toujours au plus fort, le voilà défaillir comme une mouche parce qu'on lui a prit la main. Il ne peut pas l'avouer, ça risquerait de le tuer sur le coup. Et dans ses yeux, une lueur affolée passe, alors que ses doigts pianotent nerveusement dans le vide. « Tu peux te lever ? » Est ce que les questions de la honte ont décidé de s'enchaîner ? Non, évidemment que non il ne peut pas se relever sinon il se serait déjà mis debout sur ses deux pieds et serait partit avec les quatre autres idiots qui se sont maintenant barrés à la fête. On a tendance à ne pas le chercher lorsqu'on le voit disparaître, on le pense libre comme l'air, le Prince n'a de compte à rendre à personne. C'est ça.
« Ce qui m'a pris ? Comment te dire vu ta question, je croirais presque que te prendre la main ça te rend malade au point de te faire partir. » Horreur. Il sait. Mais non. Appolinaire, calme toi. Ses yeux se dardent sur son frère, l'observe longuement, il essaye presque de le tuer avec son regard en fait. Oh Appolinaire, c'est n'importe quoi dans ton cœur, c'est n'importe quoi dans ta tête. Un moment il a envie de sauter au cou de Kamil et le serrer contre lui, presque se mettre à pleurer comme le gosse qu'il était à quatre ans, et d'un autre coup il a juste envie de l'envoyer chier pour la forme. Tu sais Kamil, Appolinaire n'est qu'un enfant, et il a juste envie de passer ses bras autour de ton cou pour te serrer contre lui. Mais il est aussi l'enfant pourri gâté, effrayé par tout, effrayé à l'idée de s'attacher. En manque d'affection. Et l'irlandais détourne finalement son regard, il ne se rappelle même plus de l'ordre des questions de son frère, elles se mélangent toute dans sa tête, c'est devenu un vrai n'importe quoi là-dedans, impossible de s'y retrouver. Faudrait qu'on le secoue pour essayer de remettre les idées en place. « Ouais ? Bah j'en savais rien non plus jusqu'à ce que tu me prennes par la main, c'est peut-être toi qui me fait défaillir, qui sait. » Appolinaire regarde ses doigts et sent les larmes lui monter aux yeux. Il ne va quand même pas à se remettre à pleurer devant son frère ? C'est trop pitoyable, il va croire qu'il pleure dès que quelque chose le contrarie. Mais ses doigts lui font peur, et il assimile réellement que c'est finit, il ne peut plus toucher personne au risque de s'évanouir. C'est pas un peu pitoyable ? All alone, i'm on my own. Ses yeux se retrouvent sur Kamil, papillonant étrangement, il semble lui-même surpris, il réalise. I can not be alone.
Appolinaire observe longuement son frère, les mots sont bloqués au fond de sa gorge, il n'a pas envie de le dire, il n'a pas envie de quémander comme ça, mais la peur lui mange tout l'intérieur du corps. Le monstre blanc, Kamil. Ou c'est peut-être lui le monstre maintenant ? Il ne sait plus. Mais lui aussi la tempête l'a déréglé, lui aussi il sait ce que ça fait que d'avoir un de ces... pouvoirs. La tempête à volé leurs vies, ils sont devenus des créatures étranges. Oh why, don't even make you cry ? « Aide-moi, Kamil. » C'est dit, les mots lui ont brûlés la gorge, mais à qui se raccrocher à part lui ? Il est le seul qu'il lui reste, le seul qui puisse le comprendre. Il a envie de pleurer, mais se retient, ses yeux brillent, le menacent. Il n'en revient pas d'avoir fait ça, il n'en revient pas d'avoir demander de l'aide comme ça, encore moins à son frère, la seule personne pour qui il veut toujours se montrer fort. Le cœur de pierre se fissure petit à petit alors que le poids sur ses épaules devient trop lourd. « La tempête... la tempête elle m'a déréglé, mes doigts... ils ne sont plus comme avant, je sens tout, tout, tout, c'est sale de toucher la peau... la tempête, elle m'a tout cassé. » Il a besoin d'être réparé, mais est-ce quelqu'un va vraiment pouvoir l'aider, est ce que Kamil sait comment faire ? Ca l'étonnerait beaucoup. Mais pour l'instant ses yeux verts restent plantés sur lui, attendant une réponse, attendant un geste, un coup, des paroles rassurantes. Mais pas de fuite, pas maintenant, pitié.

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❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Ven 27 Juil - 13:14

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Pour tout dire, je me prépare à le voir se relever tant bien que mal et vouloir descendre dans la cave avec les autres. Ceux qui rigolent comme des crétins, qui ne cessent de se foutre du monde rien que par simple envie. Appolinaire, je ne veux pas le voir dépérir d'une telle façon, il peut faire mieux, tellement mieux. Mais qui peut lui dire après tout ? Seulement moi, mais est-ce qu'il voudra bien m'écouter, prendre mes mots et ne pas oublier ? J'en doute fort, très fort même. Parce qu'un jour on peut lui dire quelque chose, il pourra dire : oui je ferais plus ça et deux jours après, recommencer. C'est comme faire les bonnes résolutions, et ne plus les tenir au bout d'une semaine, parce qu'après tout au stade où nous en sommes, à quoi bon s'améliorer ? J'aimerais que pour une fois, il se taise et me laisse gérer la chose. Le relever, l'emmener loin de ce hall trop froid, lui donner son eau, voir s'il ne tombe pas encore et repartir. Voilà, tout simplement, un programme simple et sans soucis. Mais c'est trop rêver que de croire qu'il se laissera gentiment faire, non. Appolinaire a toujours la bouche ouverte pour laisser passer des phrases - en particulier avec moi, c'est à croire que j'ai un effet pleine lune sur lui, il est bien plus teigneux. « Ouais ? Bah j'en savais rien non plus jusqu'à ce que tu me prennes par la main, c'est peut-être toi qui me fait défaillir, qui sait. » Roulement d'yeux. Rien que pour ça, j'aimerais partir et le laisser dans un état comme celui-ci. Ce serait une bonne idée, une très bonne idée. Après tout, à quoi bon aider quand on a même pas le droit à un sourire en retour ? Mais, ce ne serait pas correct. Non, quoi que, ce ne serait pas logique de ma part. J'ai bien trop l'habitude des états d'âme d'Appolinaire. Vous, savez, à la longue, ça agit comme une piqûre pour toute la vie, vous ne sentez plus rien, vous laissez tomber et vous faites comme bon vous semble, parce qu'il continuera à vous cracher à la figure. Appolinaire, dis-moi, est-ce que c'est trop dur de se comporter en adulte ? De parler normalement ? Ou du moins, éviter les insultes un petit instant. Réfléchir un peu. Laisser ton grand frère battre le méchant monstre blanc. Je déglutis, je n'ai même pas envie de lui répondre pour tout dire. Si la soirée doit se résumer à ça et bien elle se résumera à ça. Encore une catastrophe, un état chaotique. Mais surtout, pitoyable. On dirait deux clowns qui répètent sans arrêt la scène, sans arrêt la même blague. Tu veux pas qu'on stoppe la machine ? Quelques minutes ? Non ? Tant pis alors. Comme à chaque fois je jouerais le trop crédule pour ne pas partir et toi tu seras celui qui parlera trop pour rien dire.
Tant pis, on reste ici alors,
Dans ce hall froid et morne.

Je reste assis, sans grandement bouger, pendant que les autres rigolent en bas, des gloussements. Encore et encore. C'est affreux. Puis, j'entends l'un d'eux gueuler : APPOLINAIRE, tu viens ou pas mec ? Je fronce les sourcils, je ne sais que faire. Demander à la bande de partir, ou tout simplement, fermer la porte. Un, deux, trois, quatre. Un sourire s'accroche à mon visage, quitte à passer pour un malade, je ne veux plus entendre parler de la bande des quatre. Je me lève alors, avance vers la porte et la claque d'un coup sec. Satisfait, même mieux que satisfait je dirais. Et oh Appolinaire, il aura beau me hurler dessus que je suis complètement fou, je n'ouvrirais pas la porte. Pour une fois, se taire. Je retourne vers lui, mais cette fois, je me retrouve vraiment face à lui et plus à côté. Comme deux gamins qui s'apprêtent à faire un jeu, un duel, un quelque chose de candide. « Aide-moi, Kamil. » J'écarquille mes yeux, cette phrase. Une illusion sonore ou bien, est-ce vrai ? Longtemps, depuis si longtemps je n'ai pas entendu cette phrase, si bête et pourtant, qui me donnait l'impression d'être important, d'être le sauveur dans l'histoire. A chaque fois que le monstre blanc était là, aide-moi, aide-moi, sauve-moi je t'en supplie. Là, maintenant, c'est plus un étonnement pour moi qu'autre chose et mon coeur, s'emballe tout à coup. J'aurais presque un sourire sur le visage, mais je me retiens. Il se mettrait à croire que je rigole de la situation, alors que loin de là cette idée. Aider le gamin qui se cache en lui, aider quelqu'un. Aider mon petit frère. J'en ai des frissons qui me traversent l'échine, c'est étrange. Cette sensation est presque agréable. J'ouvre ma bouche, pour dire quelque chose, mais Appolinaire est plus rapide que moi qui pense trop. « La tempête... la tempête elle m'a déréglé, mes doigts... ils ne sont plus comme avant, je sens tout, tout, tout, c'est sale de toucher la peau... la tempête, elle m'a tout cassé. » Je fronce mes sourcils. Alors je tente de séparer sa phrase, il est trop perdu pour pouvoir dire quelque chose de bien formé.
La tempête, mais si,
Un rapport dans tout ça, c'est pour ça que tu brûles.

Je pose mes yeux sur ses mains, j'ai du mal à comprendre. Il sent tout ? Mais sentir quoi ? Je veux le croire, mais, il faudrait d'abord qu'il se calme. Parce que ses yeux pétillent et ça ne présage rien de bon. Oh seigneur Appolinaire. Gamin paumé qui a lâché la main de sa mère, enfant perdu qui veut cette présence, qui désire quelque chose. Il a de l'espoir dans les yeux, trop d'espoir. Il est aussi désespéré. Il va pleurer, il va craquer. J'hausse les sourcils, près de lui et de ses jambes contre son torse. Seul son visage est accessible, alors, je passe mes mains dessus, sur ses joues, j'enlève les mèches de cheveux qui m'empêchent de bien le regarder. « Commence par te calmer. » Je tente de sourire un peu, essayer de le rassurer en premier cas. La deuxième chose risque d'être plus difficile. Le faire se lever, et après seulement, parler tranquillement de cette chose qui le ronge. Ce n'est pas ignorer, c'est repousser pour mieux entendre après. Et, la bande ne restera pas bien longtemps dans cette cave glauque, oh non. Et dieu seul sait de quoi peut être capable un drogué pour avoir sa dose, là, ils sont quatre. « D'abord, je vais te ramener là-haut et on pourra en causer après. Là, c'est tout sauf l'endroit et je pense pas que ta petite bande désespérée attendra toute la nuit sa dose. » Le visage d'enfant qui apparait à nouveau, un genre de réchauffement au coeur et une douleur cinglante. Maintenant, Appolinaire, il va falloir te laisser faire. Tu vas être une marionnette pendant quelques minutes, les jambes en vrille, mais tant pis. C'est ça, ou se faire tuer par des enragés. Il n'a pas le temps de répondre, que je lui attrape les poignets pour tenter au mieux de le relever. Mais ses jambes, c'est de la guimauve. Alors pour le tenir, je passe son bras autour de mon cou, se tenir à quelque chose, je ne peux malheureusement pas faire mieux. Pour éviter qu'il s'écroule sur le côté, ma main libre passe sur ses côtes. Un regard envers lui comme pour m'assurer qu'il est encore parmi nous. Je m'avance le long du hall avec Appolinaire presque dans les bras. Mais, il manque de tomber à deux reprises. Un vrai parcours pour pouvoir arriver à l’ascenseur, c'est une horreur. J'appuie sur le bouton, rentre dedans avec mon jeune frère et en quelques secondes, nous arrivons à l'étage voulu. C'est comme ramener un type qui a passé sa soirée dans un bar, mais là, c'est pire. Parce que là, Appolinaire devient trop sincère, il réclame de l'aide, quelque chose qu'un type bourré ne demanderait peut-être pas. Face à la porte, ma tête se tourne vers lui. Il est toujours aussi pâle, toujours aussi ... presque mort. Je pince ma lèvre inférieure, mais la clef, je n'ai pas la clef moi et ce n'est certainement pas en le tenant que je vais arriver à quelque chose. Surement dans ses poches, mais, j'ai les deux mains prises, prises à le tenir convenablement. Je tente quelque chose, ma main lâche ses côtes et mon autre, lâche son poignet, son bras qui était enroulé autour de mon cou. Quelques secondes debout. C'est difficile de ne pas prendre par la main, parce qu'elle est vitale et par les poignets, ce n'est pas vraiment une tâche pour n'importe qui. Il est faible, Appolinaire va lancer son dernier souffle. Je glisse ma main dans une poche, puis l'autre, un bruit, un son, les clefs qui cognent, et lui reste adossé au mur. Il glisse. Je secoue la tête négativement, passe la clef dans la serrure et ouvre la porte. « On y est, tu pourras être amorphe autant que tu veux. » Un sourire s'accroche à mon visage, je tiens à nouveau son pauvre corps fragile et d'un coup de pied, je claque la porte. Allumage des lumières, et maintenant, il faut trouver le salon, ou la chambre, j'en sais rien, mais quelque chose pour qu'il puisse se poser. Une porte au hasard, nous verrons bien. J'en ouvre une. La salle de bain. Oui non, peut-être pas encore dans la baignoire. Je secoue ma tête négativement, et une autre, peut-être que ce sera la bonne ? Bingo. Bon, la chambre, au moins là, il pourra partir tranquillement et en paix. Sauf qu'un bruit me traverse les oreilles. Des genre de ... miaulements. Oui, c'est ça. Je baisse mes yeux vers le sol. Deux boules de poils. Non pas que j'ai horreur des chats, c'est juste que, ils me font peur à leur manière. Un chat, c'est vicieux au fond, surtout quand vous vous retrouvez mort. « Faudrait pas que tu claques maintenant. Quand tu meurs, ton chat te dévore. » C'est prouvé, véridique, clair et net ! Un chat n'hésitera pas à vous gober une oreille. Je m'avance vers le lit, évitant de me laisser perturber par les deux petites bêtes. Il a les membres qui tremblent, qui flanchent, je le lâche tout juste qu'il tombe en arrière sur le lit. Boum. Moi ? J'en profite pour m'étirer. Des craquements alors, je passe ma main sur ma nuque. Je fais le tour, pour pouvoir m'assoir sur le lit, en tailleurs, je pose mes yeux sur lui. « Ré-explique moi cette histoire de tout sentir, mais, calmement. » Il a les yeux rivés sur le plafond, un des deux bestiaux se ramène sur le lit, vient ronronner contre son maître. Ah, c'est tellement étrange un chat. Beau, mais vicieux. J'attends une réponse.
Et tout ça, tout ça,
C'est le monstre blanc, aide-moi.
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Dim 29 Juil - 18:33


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Il a entendu crier, on l'appelle, on le cherche lui. Appolinaire. Qu'il sonne moche dans la bouche des autres ce prénom, surtout dans celles de ces quatre là. Il a envie de détourner la tête, de disparaître d'un coup, il se sent tellement misérable qu'il ne sait même pas comment réagir. Kamil arrive un peu comme un sauveur, un peu trop même aujourd'hui et claque la porte. Voilà, c'est fait, sa vie sociale venait d'exploser avec cette porte. Comme ça, d'un coup. Et sa fierté aussi vient de prendre un coup, lui qui demande, qui quémande de l'aide. Mais qu'est-il arrivé au grand prince ? Il est perdu, il est tombé en même temps que l'orage, il est devenu étranger à son corps en l'espace de quelques secondes. L'orage, le toucher, c'était clair et net dans sa tête bouclée, tout était venu après ça, juste après, il avait touché le sol et ce n'était plus pareil. Il n'ose même plus bouger, comme si l'orage l'avait dévoré en entier, il a ce petit moment d'innatention, quand ses yeux regardent vaguement le sol. Et il sent la main de Kamil sur sa peau. Un frisson. Il n'est plus habitué aux contacts, encore moins venant de son frère. Lorsqu'ils se touchent ce n'est que pour cogner, encore, et encore, et encore. « Commence par te calmer. » Mais se calmer de quoi ? De cette étrange chose qui le dévore de l'intérieur, qui s'est glissé jusqu'à ses doigts et qui a décidé d'en faire ce qu'elle voulait. Il était flippé. Comme un gosse, comme un idiot, il avait peur d'être un monstre, il avait peur de ne plus jamais toucher, de s'évanouir à chaque fois. Quel beau prince il fait là. « D'abord, je vais te ramener là-haut et on pourra en causer après. Là, c'est tout sauf l'endroit et je pense pas que ta petite bande désespérée attendra toute la nuit sa dose. » Est-ce qu'il prend les choses en mains ? Est ce que c'est de cette façon que tout va s'arranger ? Appolinaire aimerait pouvoir fermer ses yeux et y croire, il aimerait porter en Kamil une confiance aveugle, mais il n'arrive même pas à lui avouer ses plus petits secrets. Il n'arrive même pas à lui parler sans cracher son venin en plein visage. Alors c'est un peu de l'espoir foutu en l'air ça. Et les doigts de son frère entourent son poignet. Réaction immédiate, le cadet se fige d'un coup et tente de retirer ses mains avant d'abandonner, voyant que le geste n'est pas si déplacé, que ça ne risque pas de le retourner de l'intérieur, et que ça pourrait peut-être même... l'aider. Ses jambes tremblent, menaçent de tomber à chaque moment, histoire de rendre plus difficile la tâche de Kamil. Les corps se rapprochent, Appolinaire voit son bras s'enrouler autour des épaules de l'aîné et il manque de défaillir. Non, sérieusement, c'est une situation presque riddicule. Appo collé à Kamil, comme ça, hop. N'importe quoi. Et voilà que sa main se pose sur sa taille, le tient contre, évitant la chute. L'irlandais détourne son regard, pitié que ça se finisse. Et il ne peut même pas se rattraper, alors que ses pieds s'emmêlent, et la frustration dans le cœur d'Appolinaire ne fait que grandir au fur et à mesure. Son bras glisse un peu plus sur l'épaule de son frère, il essaye de se retenir contre lui, son corps à nouveau contre le sien. It feels just like I'm going crazy. Ca le ronge de l'intérieur, ça le bouffe, ça le détruirait presque et le voilà qui a envie de pleurer encore. Mais quel enfant il fait. Il aimerait que tout ça s'arrête, qu'on passe à autre chose, comme un mauvais rêve. Could someone wake me up ?
Et là on le lâche, et son corps croit que c'est du saut en parachute, il se laisse tomber dans le vide bêtement, rencontre un mur et s'y accoude. Pour pas longtemps. Le voilà qui se met à glisser, et Appolinaire lève sa main, esquisse un geste pour se rattraper à Kamil mais se retient au dernier moment. Ne pas toucher, toucher, toucher. « On y est, tu pourras être amorphe autant que tu veux. » Il ne veut pas être là, il veut partir, disparaître de la surface de la terre pour quelques heures et revenir le lendemain comme si de rien n'était, reprendre le travail pour bien se faire voir par Maman, s'engueuler avec Kamil pour la forme, toucher des gens, vivre. Ca bloque quelque chose dans la vie que de ne plus pouvoir toucher les autres, ça rend... insensible. Ca donne cette impression là, celle de l'homme qui ne veut toucher personne d'autre, trop précieux, trop hautain. Oh oui, Apollinaire l'est, mais sans doute pas à ce point, voir même pas du tout. Un peu trop tactile ? Des effleurements, prendre une main, enlacer, toucher avec les mains, pas la pauvre étreinte toute bête des bras. When i'm in your arms, the reasons are gone. Et à peine ils font quelques pas dans l'appartement que les chatons viennent, ronronnent, et ça réchauffe un peu le cœur d'Appolinaire qui les regarde, oubliant presque sa proximité avec Kamil. « Faudrait pas que tu claques maintenant. Quand tu meurs, ton chat te dévore. » Mais comment l'oublier hein ? Lui et ses belles phrases, magnifiques, étranges. On s'étonne qu'ils ne soient pas pareils, mais juste ça, ça prouve tellement de choses. Appolinaire ne penserait jamais ça de ses chatons, jamais, ce sont ses bébés, les seuls êtres qui peuvent se vanter d'avoir un quelconque amour de la part du Bedford, d'ailleurs. Kamil le lâche, Appolinaire ferme ses yeux, il a peur de la chute, peur que ce soir mortel sans doute, mais se retrouve coucher dans son lit et un soupir le prend alors qu'il enlace son oreiller gauche contre son torse, enfouissant sa tête dedans. Un enfant, ce n'est qu'un enfant qui étouffe d'amour un coussin à la place de son frère. Ses yeux se perdent sur le plafond, il sent une étrange pression se resserrer sur son cœur et son regard se tourne vers le chaton tigré qui vient d'arriver sur le lit. Aussitôt ses doigts se tendent vers lui, s'enfouissent dans sa fourrure, et les ronronnement double en puissance. L'effet magique des doigts d'Appolinaire. Il faut bien un bon côté non ? « Ré-explique moi cette histoire de tout sentir, mais, calmement. » Appolinaire relève son regard émeraude sur son frère et le plante dans le sien, il veut vraiment savoir ? « Je sais distinguer toute les couches de ton épiderme, sentir le sang affluer dans tes veines, percevoir les battements de ton cœur. Je connais toute tes imperfections, les endroits où il faut appuyer pour faire du bien et pour faire... mal. » Il s'est redressé, son regard est soudainement plus vif, un éclair dans ses yeux, il est à bout, c'est l'euphorie qui parle pour lui. Et ce n'est pas la bonne euphorie. Ses doigts quittent le chaton pour se glisser jusqu'à Kamil, jusqu'à son t-shirt, ils n'y touchent pas, ils se contentent de glisser entre son dos et le tissu, aériens. Ils se posent sur le tatouage de Kamil. Appolinaire est proche de son aîné au point de pouvoir l'enlacer, au point de pouvoir poser ses doigts sur le dessin et d'en redessiner chaque traits sans même les connaître. Il les fait glisser jusqu'à un endroit précis sur le dos. « Je sais où ta peau a été le plus sensible. » lâche-t-il dans un souffle avant d'appuyer doucement, cet endroit sensible, celui qui provoque d'agréables sensations, qui chatouillent jusqu'au bassin. Et les doigts repartent dans un ballet calculé, effleure à peine un endroit, le survole comme pour y laisser une caresse appaisante. « Et où l'aiguille t'as fais le plus mal. C'est écrit dans ta peau, et mes doigts arrivent à le lire. Ils arrivent à tout lire... »

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❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Dim 29 Juil - 20:14

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Y'a ce moment de silence, ce moment de vide durant un instant. Tu parles d'une soirée pleine d'émotions fortes, c'est quand même assez troublant de voir quelqu'un de proche s'écrouler dans vos bras - et même si au fil des années tout n'a fait que se dégrader, je n'ai pas pu empêcher ce coeur étrange de claquer sans ménagement contre mon torse. Comme un état de panique, tout en oubliant le feu qui dort en moi. Oublier ce fichu pouvoir. Si seulement c'était possible. C'est vrai, à cause de lui j'ai faillis tuer Appolinaire et surtout, le pire reste que j'ai laissé les flammes dévorer un appartement en entier. A cette pensée, je ne peux m'empêcher d'avoir cette boule dans le ventre, très désagréable. Un genre de coup de jus, mais en plus développé. Ce pouvoir, c'est plus quelque chose pour me pourrir la vie qu'autre chose. Je ne sais pas, j'aurais pu voler, ou être invisible, pourquoi pas être un homme caméléon. Mais, non, il fallait que je tombe sur ça. Un esprit malin, un démon qui s'amuse de mes pensées, rigole de mon coeur qui éclate bien trop vite à mon goût. Contre toute attente, je me rends compte que, Appolinaire commence à faire partie des petites faiblesses qui me mettent dans un état pas possible. Oui, c'est ça. Une sale faiblesse, un point que personne ne doit toucher, sous peine de me faire tourner la tête. Je pince ma lèvre inférieure, curieux de ce pouvoir qui est en lui. Cette histoire de doigts, de peau. C'est, je ne sais pas, tellement bizarre ? Bon, de toute manière, qui suis-je pour juger le bizarre ou le non, je passe mes journées à côtoyer la mort, donc je peux très bien me taire. Ne pas me poser de question sur ce qui est fou ou non. J'hausse les sourcils en voyant la petite bestiole ronronner beaucoup plus au passage des mains du bouclé sur son pelage. Il arrive à faire ronronner les chats ? Oh. Non, suffit, c'est pas la peine de penser des choses aussi, stupides. Restons concentré, ou du moins, un minimum. Alors il me fixe dans le blanc des yeux, plus sérieux que jamais. « Je sais distinguer toute les couches de ton épiderme, sentir le sang affluer dans tes veines, percevoir les battements de ton cœur. Je connais toute tes imperfections, les endroits où il faut appuyer pour faire du bien et pour faire... mal. » J'hausse les sourcils alors. Petit à petit ses mots entrent dans ma tête, jusqu'à faire sa phrase. Oh seigneur, c'est ... Oui d'une certaine manière, c'est ignoble. Je pense maintenant, ne pas être trop mal tombé. Bon, quoi que, le point positif chez lui c'est qu'il ne tuera pas quelqu'un comme ça - ou peut-être que si, allez savoir ? Je déglutis alors. Sentir le sang passer, le coeur tanguer. Comment vivre avec ça ? Ne pas pouvoir toucher, pas pouvoir effleurer quelqu'un. Frustrant, oui. Alors je tente de m'imaginer la chose, mais, c'est difficile. Comment essayer de se mettre à la place de quelqu'un d'autre ? Sentir un coeur battre contre le bout de ses doigts, le sang dégoulinant dans les veines. Une grimace se colle à mon visage. Horreur. Je ne sais même pas quoi lui répondre, quoi dire. Normalement, une remarque violente devrait sortir, mais là, rien. C'est le vide. On dirait bien que ce soir la guerre est sur pause, le drapeau blanc est levé pour quelques heures, ou peut-être quelques minutes. Jusqu'à ce que l'engrenage s'engage à nouveau, jusqu'à ce que l'un lance la première pierre. Je retourne au stade où je me dis : j'en ai pas envie, mais ma tête s'amuse à me répéter : souviens toi des horreurs qu'il a pu dire. Je veux faire taire tout ça, mais comment réussir à se faire taire tout seul ? C'est impossible. Alors mon cher frère se redresse, face à moi. Il s'approche, petit à petit. Puis il s'arrête, et il manque quelques centimètres pour que nos fronts se collent.
Et le pire dans tout ça,
C'est que ça devient presque malsain.

Je fronce les sourcils, curieux de savoir ce qu'il va faire. Me faire comprendre complètement ce pouvoir étrange qui le rend malade ? Surement. Alors sa main se glisse dans mon tee-shirt. Le dos. J'ai du mal à comprendre, la peau ça le rend mal non ? Un, deux, trois, quatre secondes pour comprendre. C'est à cet emplacement que réside un tatouage qui parcourt absolument tout mon dos, enfin presque. Il représente un arbre mort, et le fait de sentir l'encre, ce doit être surement moins dégoutant. Et ses doigts s'amusent à frôler ma peau, mais surtout les contours du tatouage - qui est autant le dire clairement, plutôt grand et vraiment long à retracer. « Je sais où ta peau a été le plus sensible. » Je le laisse faire, sans bouger, et c'est tout juste si j'arrive à respirer. Puis, là, c'est le drame. Il touche quelque part dans mon dos. Un frisson, un violent frisson et le pire dans tout ça, c'est c'est loin d'être désagréable, il appuie sur ce point - comme si c'était un jouet, un jeu et j'ai presque l'impression de voir un pétillement étrange dans son regard. On dirait qu'il a fait ça toute sa vie, mais, c'est loin d'être ça. Là, je comprends mieux. Il peut découvrir les faiblesses des gens par simple touché. Quelques secondes, quelques minutes, et il continue à avancer dans mon dos, haut ou bas, de toute manière, la sensation reste la même. Surtout que, depuis que l'aiguille a touché ma peau, mon dos n'est plus exactement pareil. C'est bien plus sensible, surtout à l'extrémité de cet arbre mort qui trône fièrement en plein milieu de mon dos. Appolinaire s'amuse à chercher la petite bête, le petit truc qui me fera clairement comprendre que ses doigts sont particuliers. Chance ou non d'ailleurs. « Et où l'aiguille t'as fais le plus mal. C'est écrit dans ta peau, et mes doigts arrivent à le lire. Ils arrivent à tout lire... » Je suis un livre, ses doigts sont les yeux. C'est comme s'incruster dans vos pensées j'ai envie de dire, mais dans la peau. Lire dans l'épiderme. C'est original comme concept. Alors je le fixe dans le blanc des yeux, comme pour appréhender sans rien dire ce qu'il peut ajouter. Mais, il continue dans sa lancée. Touche certains points dans mon dos, et y'a toujours cette décharge électrique dans mon corps qui me nargue gentiment. Il monte, descend, va à gauche, à droite. C'est lent, bon dieu, que c'est lent. Pourtant, ce n'est pas le fait que ce soit agréable qui me dérange, non, c'est malsain, vicieux. « Je vois le genre. Mais, si tu pouvais arrêter ta main baladeuse, ce serait bien je pense. » Simple murmure, c'est assez bizarre comme situation. Sauf que là il grimpe petit à petit, s'arrête sur une branche de l'arbre dessiné et appuie. Je pince ma lèvre d'un coup, mon dos se redresse et mon souffle se coupe, mon ventre se contracte. Tiens, il a touché le bon bout le Appolinaire. Avec lui, dites-lui : arrête, et il continuera de plus belle. Et au contraire demandez lui de continuer, il s'arrêtera sec. C'est un peu de la psychologie inversée avec lui, mais en plus compliqué. Le pire, c'est que je ne peux pas dire tout simplement : je lui prends la main et je l'arrête. Non, il fera à nouveau un malaise et ... Ah bon dieu Appolinaire, t'es tombé sur le bon pouvoir toi. « S'il te plait. » Et son doigt reste appuyé là, sur ce point considéré comme plutôt sensible à mes yeux, mon dos reste crispé. Je lève les yeux vers le plafond, un petit moment, essayer d'inspirer un moment, faire passer la chose. Mais, c'est impossible tant qu'il restera appuyé ici, là. Il ne reste plus que la parlante pour oublier la chose, enfin oublier, un si bien grand mot pour une situation gênante comme celle-ci. « C'est surement frustrant de pas pouvoir toucher tout ce qu'on veut. » Ah oui, et le pire, c'est que les phrases philosophiques, ça fusent pas franchement. Certes, il y a le côté négatif de son pouvoir, mais aussi, le côté positif par rapport au mien. « D'une certaine manière, t'as de la chance. Tu risques pas de carboniser quelqu'un sans le vouloir. » Et un vague sourire s'accroche à mon visage, toujours les frissons qui me piquent le corps, j'ai l'impression d'être complètement bloqué. Impossible de bouger plus que ça. C'est trop, trop tordu. Mon coeur se met à augmenter la cadence au fil des secondes. Bon sang, c'est vrai, il peut l'entendre, enfin le sentir. Ah Appolinaire, maintenant le langage du corps n'a plus réellement de secrets pour toi visiblement.
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Dim 29 Juil - 22:21


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Ses doigts glissent sur le tatouage, dansent littéralement, ils sont comme des petits oiseaux. Appolinaire suit chaque ligne du dessin, en apprend les moindres faiblesses, bientôt il n'aura plus aucun secrets pour lui. Quelle étrange sensation, sentir l'encre... Bizarrement, c'est une sensation dont il ne se lasse pas et qui ne le dégoûte pas, loin, très loin de ce que la peau a comme effet sur lui. Le voilà qui se retient de rire maintenant, le voilà qui se retient de laisser l'euphorie éclater, qui le retient de prendre possession de lui. Pas maintenant, il ne peut pas craquer, même si c'est nerveux. Alors c'est un sourire qui se dessine sur ses lèvres, un peu moqueur, qui ne fait que s'aggrandir encore plus lorsque Kamil parle. « Je vois le genre. Mais, si tu pouvais arrêter ta main baladeuse, ce serait bien je pense. » Le voilà qui secoue un peu sa tête et ne déloge pas pour autant ses doigts, au contraire. C'est comme si son frère était à sa merci, c'est comme un jeu d'enfant. Et ses doigts cherchent toujours la faiblesse, celle qui va lancer la machine en route. C'est mal, Appo. Mais il n'écoute déjà plus la voix au fond de lui, c'est le petit Prince qui veut gagner qui est là, mais aussi celui en mal d'amour qui cherche a être rassuré. Il n'est pas un monstre, hein ? Son cœur s'emballe un peu à cette pensée et il doute un moment, son regard papillonne mais il ne perd pas son objectif. Kamil réagit alors et sous les doigts d'Appolinaire se dessine sur une branche de l'arbre mort. Un sourire en coin et ses doigts ne bougent plus. Pourquoi fait-il ça ? Il ne sait pas vraiment, quelque chose essaye de lui dire que c'est mal, que ça à quelque chose de vicieux, mais déjà tout est malsain chez eux. Cette famille de fous, cet orage, ces ''pouvoirs''. « S'il te plait. » Il supplie ? Un éclair traverse les yeux du Prince, c'est comme donner un jouet tout neuf à un enfant. Il sait qu'il ne lui fait pas mal, alors de quoi a-t-il peur ? Pour une fois que les mains d'Appolinaire ne cherchent pas à faire du mal, pas sur son corps. C'est sûrement ça qui effraie. On peut faire le bien, du bout des doigts, sur cette branche. Et son doigt s'appuie un petit peu à cet endroit, au déclancheur de sensations.
Alors qu'Appolinaire s'apprête à lui répondre, Kamil enchaîne à nouveau, essaye de combler le silence, essaye de détourner son esprit. « C'est surement frustrant de pas pouvoir toucher tout ce qu'on veut. D'une certaine manière, t'as de la chance. Tu risques pas de carboniser quelqu'un sans le vouloir. » Un sourire moqueur se dessine sur les lèvres de l'irlandais alors que ses doigts exercent une nouvelle pression, toute légère comme l'air et il hausse les épaules. Au bout de ses doigts, les battements du cœur de Kamil s'accélèrent et Appolinaire penche un peu sa tete de côté avant de venir coller son front contre le sien, ses doigts laissant place à ses ongles. Il y a quelque chose qui le chiffonne dans ça, quelque chose qu'il n'ose se l'avouer alors que ses ongles effleurent la peau, la griffe sans faire mal et que ses yeux se redressent vers ceux de son frère. « C'est les gens que je veux toucher, c'est eux que je veux sentir sous mes doigts, pas leur sang, pas leurs peaux. Ca me manque. » A ces mots qu'il n'osait s'avouer, ses doigts exercent une nouvelle pression, plus appuyée. You touch my hand, these colors come alive. Il s'attarde un peu, hésite, dans son esprit tout est flou. Doucement il ferme ses yeux, un petit sourire se dessine sur ses lèvres en se disant que oui, la diversion de Kamil a bien marchée, mais pas assez. Il a encore envie de le toucher, d'appuyer sur ses points sensibles, de le voir réagir comme ça, de lui insuffler un peu de sentiments autre que la haine maladive qui s'est installée entre eux. Un peu de plaisir pour le frère aimé. Jamais avoué. Padam, padam. Appolinaire comprend maintenant, maintenant que ses doigts sont collés à sa peau, que son front est contre le sien. Il peut sentir le souffle de Kamil s'écraser contre sa peau, contre ses lèvres, et ça le fait sourire autant que frissonner. C'est une explosion à l'intérieur. Le cadet relève ses yeux et se mord la lèvre. Si lui n'a jamais eu d'amour de son frère, qui devrait en avoir ? Personne. Mais lui il en veut, il veut l'amour de tout le monde, il veut qu'on le considère encore comme le Prince, il ne veut pas finir aux oubliettes.
« Pourquoi tu veux que j'arrêtes, dis moi hm ? » murmure-t-il finalement en redressant son regard vers lui, son front toujours contre le sien, et ses yeux ne lâchant pas les siens. « Tu as peur que ça te plaise trop, oh Kamil. Mais j'ai trouvé mieux, alors répète le encore une fois. » Et il continue sur sa lancée, ses doigts remontent sur l'arbre mort, il attend presque le sommet, mais dévie légèrement sur le creux de la branche sur la gauche et y exerce une pression. Oh Kamil toujours si froid, toujours si renfermé, comme si son cœur a décidé d'être glacé, il brûle les autres en s'oubliant lui-même. You're frozen when you're heart's not open. Mais ne t'inquiètes pas, Appolinaire est là, et il va réchauffer ton cœur. Il joue bêtement, il part trop loin, mais il a toujours été comme ça, à rechercher l'aventure désespérément, à se rendre compte des choses trop tard et surtout, à tout désirer tout le temps. Un frère. Il n'a jamais eu de frère, en réalité. L'amour de Kamil, encore moins, ou il était bien trop aveugle pour s'en rendre compte, Appolinaire qui vivait sa vie comme bon lui semblait. You letf behind, the world again.

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❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Dim 29 Juil - 23:33

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Toujours coincé dans cette position délicate, ses doigts sont une machine. Pour faire du bien ou du mal, allez savoir, mais là, c'est tout sauf supportable, ou du moins, dans ma tête ça bouillonne. Mon dos, reste un endroit très facilement atteignable et surtout il est facile à toucher, du coup, simple de me mettre dans cette position peu adéquat. Oui, je dois l'avouer, d'un sens je regretterais presque d'avoir fait cet arbre mort, d'avoir succombé au charme de la peinture indélébile sur corps. C'est agréable, mais troublant à la fois. Les frissons me paralysent, la cadence de mon coeur augmente, petit à petit. Il s'amuse, joue avec le feu, mais Appolinaire risque de sérieusement se brûler. Il veut casser cette barrière, casser quelque chose chez moi. Réchauffer un coeur trop froid. Et le pire ? C'est qu'il est sur la bonne piste, petit à petit, quelque chose tombe. Un j'en sais trop rien, qui ne me plait pas énormément à vrai dire. C'est vrai, il réussi à faire quelque chose de dingue avec ses doigts. C'est, c'est. Il n'y a rien pour expliquer ça. Puis, son front se colle au mien. C'est près tout ça trop près à mon goût, c'est, tordu, oui réellement tordu. Mon coeur s'amuse de moi, rigole et continue de hurler contre mon torse. Il éclate, implose tout doucement. Le pire, c'est que je connais Appolinaire et je me doute bien qu'il ne s'arrêtera pas. Vous voulez rire ? Un prince ne se lasse jamais de son jouet, de son valet sur qui il peut absolument tout faire subir. Mes yeux se ferment un instant, alors intérieurement, je me met à supplier pour qu'il arrête sa mascarade, à chercher l'endroit pour m'achever complètement. Pour une fois, de nous deux, c'est lui qui mène la danse, décide de la cadence, des pas à faire. Oh ironie du sort, quand tu nous tiens. Peut-être une petite vengeance pour la dernière fois, oui cette fameuse fois où j'ai faillis le brûler dans sa totalité. Mes yeux s'ouvrent d'un coup sec à cette pensée. Mes yeux se perdent dans les yeux, durant un petit instant, jusqu'à ce qu'il se mette à parler. « C'est les gens que je veux toucher, c'est eux que je veux sentir sous mes doigts, pas leur sang, pas leurs peaux. Ca me manque. » Grand garçon redevient petit et capricieux. Il dévoile un peu ce qui ne doit pas être dit. Il déballe toute cette frustration sur mon tatouage dans ce cas ? Oh, j'en sais rien. Tout est trop flou, tout commence à se perdre dans ma tête. C'est comme un puzzle géant que je n'arrive pas à finir. Puis, là c'est les ongles. Ah bordel, Appolinaire, tu joues à quoi là ? Je ne sais pas trop où me mettre, comment réagir. Avoir peur, ou bien, laisser faire sans broncher. C'est plus d'un grenier dans ma tête avec trop d'objets que je n'arrive pas à trier. J'ai toujours le dos trop droit à mon goût et cette impression de ne plus réellement respirer. Comme être ailleurs pendant quelques secondes. Et ça bouillonne à l'intérieur de moi, je ne sais pas ce que c'est, peut-être de l'énervement de me faire avoir aussi bêtement comme ça. Son souffle s'écrase sur mon visage. J'ai juste envie de me reculer d'un coup, l'envoyer sur le sol et me barrer en courant, mais, mon corps ne veut pas réagir. Il en a pas envie, c'est comme, vouloir décider dans sa pauvre tête, mais les membres ne répondent plus. Une genre de paralysie qui s’immisce dans mon corps. Et lui, ça l'amuse. Y'a ce pétillement dans ses yeux, il me ferait presque peur - oui, c'est vrai, Appolinaire est étrange quand il le veut. Il rigole intérieurement, il est euphorique. Bizarrement, elle grimpe aussi en moi. Bon dieu, c'est mauvais tout ça, carrément, carrément, j'en sais trop rien.« Pourquoi tu veux que j'arrêtes, dis moi hm ? Tu as peur que ça te plaise trop, oh Kamil. Mais j'ai trouvé mieux, alors répète le encore une fois. »
Dis-moi, pourquoi poser une question,
Quand on sait déjà la réponse ?

Pourquoi s'arrêter ? Tout simplement parce que tout ça tourne d'une manière, je ne sais pas. J'ai l'impression d'avoir un arrière goût amer en bouche, un arrière goût de quelque chose de trop vite arrivé. Et comme je le pensais : il ne va pas s'arrêter. C'est vrai quoi, à quoi bon commencer quand on peut terminer vite fait l'histoire ? Alors il continue, se balade quelque part, arrive sur une branche et moi, j'ai plus que cette lèvre inférieure à mordiller. Nerveux, pas nerveux, j'en sais rien. C'est trop pour moi, trop pour ma tête en vrac. Pire que le précédent, une violente chaleur prend possession de mon corps, mes joues changent de couleur, ma bouche s'entre ouvre d'un coup un son en sortirait presque mais non, rien. Mon corps se crispe d'un coup. Merde. Appolinaire va beaucoup trop loin, Appolinaire craque l’allumette et va se brûler sérieusement le doigt. J'écarquille les yeux, j'ai envie de rire, envie de hurler, envie de trop de choses à la fois. Le frisson me donne une vilaine claque dans la figure. Stop, je ne peux pas supporter plus longtemps. C'est trop - ou peut-être pas assez. C'est du supplice, et ça fait rire qui veut en rire. Et ça bouillonne à l'intérieur, c'est un feu qui se repend d'une manière beaucoup trop rapide. Faut pas jouer, non, surtout pas avec toi. J'inspire un moment, puis, ma main se glisse sur mon dos, attrape son poignet d'un coup. Je ne peux pas le laisser continuer, ah ça, malheureusement non. Je dégage sa main de ma peau, de mon tatouage fourbe et pour continuer dans le même esprit, j'attrape son autre poignet. Là, j'aurais presque peur d'avoir à nouveau à subir ça. Sans contrôler mes mouvements, il suffit d'un simple geste pour qu'il se retrouve allongé. Maintenant, à quatre pattes au dessus de lui. Je fronce les sourcils, ses poignets sont plaqués sur le lit et, maintenant, le silence. C'est éprouvant, oui, trop éprouvant. Un rire s'échappe de mes lèvres, sans réellement le vouloir, et je le fixe à nouveau dans le blanc des yeux. « Stop. Tu vas beaucoup trop loin. » Faut l'avouer, oui, clairement et nettement. Il sait trouver les points sensibles, les points qu'il ne faut pas chatouiller sous peine de faire naitre quelque chose de pas forcément bon. Un éclatement intérieur, un truc que même moi je ne peux pas expliquer. C'est mon frère nom de dieu, certes pas de sang, mais, y'a les souvenirs qui reviennent, faut pas. Non, c'est pas bien, faut arrêter la machine avant qu'elle explose. « T'aimes bien jouer avec ce qu'il faut pas. » L'interdit oui. Prince Appolinaire aime jouer avec l'interdit, le balancer, le jeter contre un mur puis en fin de compte, se le reprendre dans la figure. Je reste là sans bouger, à le fixer, sans rien dire de plus. Y'a juste les deux bestioles qui miaulent autour, mais mes pauvres chatons, vous pouvez toujours attendre pour que je lâche ses poignets. Maintenant, j'ai peur de ses mains, de ce qu'il peut faire, avoir comme effet sur moi. Il veut briser cette coquille, faire apparaitre un autre Kamil. Combler quelque chose. Mais, je ne suis pas la bonne personne, il y a des choses qui ne changent pas, alors à quoi bon vouloir se buter à les modifier ? Appolinaire veut modifier quelque chose chez moi. Et moi, je ne veux pas ça. Je ne peux pas. Gamin en manque d'affection qui cherche chez la statue en glace un peu de chaleur. Mais, elle est trop difficile à trouver, du coup, il faut creuser et c'est ce que mon frère fait, il creuse, petit à petit, jusqu'à trouver cette chaleur, ce truc agréable. Un sourire s'accroche à mon visage, à nouveau un rire qui résonne dans la pièce. « C'est vraiment glauque en fait. » J'ai l'impression de redevenir l'adolescent étonné d'un rien, qui aime les expériences paranormales. Alors là oui, dans le genre, Appolinaire a battu des records - même si, dans l'histoire il n'y a pas de fantômes. Retourner loin, tout loin, avant que le monde ne tombe sous mes pieds. Mais, l'homme est étrange que voulez-vous. Parfois il sera étonné de tout, ou parfois, il fera semblant de tout connaitre. L'être humain aime les expériences qui tournent mal, celle qui se finissent en tragédie. Je pose mes yeux sur ses mains, pendant un long moment et j'ajoute tout en les fixant. « J'hésite sérieusement à te lâcher. » Parce que je sens le coup fourré par derrière, le coup trop tordu. J'ai peur de ressentir ses doigts à nouveau toucher cette branche là, oui, celle qui me provoque un coup de poing, celle qui augmente la chaleur dans mon âme. Je suis complètement paumé, je sais pas si je dois rire ou pleurer. Pouvoirs étranges et dévastateurs qui nous rongent, oui. Appolinaire a une part de destruction entre ses mains.
Et moi dans tout ça, je tourne en rond,
J'avance à reculons.
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Lun 30 Juil - 0:41


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Il n'y a plus de contact, d'un coup, les doigts ne sont plus sur le tatouage et Appolinaire cligne un peu des yeux, comme si on le réveillait d'un étrange songe, toute son attention concentrée au bout de ses doigts. Il retient le rire coincé dans sa gorge, celui qui annonce le début de la folie, celui qui est nerveux, celui qui fait flippé, pousser par des sentiments contradictoires. L'un sans l'autre c'est un incendie de forêt ou d'euphorie. Ses yeux verts se posent dans ceux sombres de son frère et il se mord la lèvre jusqu'au sang, il retient son rire. Des frères ? Mais que c'est pitoyable, où se ressemblent-ils ? Comment est-ce possible, qui peut croire à ça ? La plus grosse mascarade du siècle, on vous la vend comme ça : les frères Bedford ! Oh non, excusez moi, le frère Bedford, et le frère Qui Change de Nom. Ca conviendrait mieux. Pauvres âmes pitoyables, on devrait pleurer sur leur triste sort. Rien ne les relie, rien, pas de déclic, pas de similarités, un bout de papier. Et c'est quoi un bout de papier lorsqu'on a des doigts capablent de dissocier l'encre des couches de la fine feuille ? Quand on peut, d'un seul regard, y foutre le feu ? Et ils jouent sans cesse, comme s'ils étaient en mal de tout sans arrêt. Par pitié, arrêtez cette foutue tragédie, on est pas dans un Shakespeare, encore moins dans un Disney, à la fin il n'y aura pas de mort tragique ou d'embrassade et de longue vie heureuse. Retournez dans vos coins et tout le monde se portera mieux. Appolinaire ne sait plus, il ne pense plus, il regarde son frère de ses grands yeux verts. Il le dégoûte certainement à ce point, même si son corps crie le contraire, son esprit ne peut pas mentir. Un rire amère. Je complète ma collection d'une pauvre âme en perdition. « Stop. Tu vas beaucoup trop loin. » Mais c'est quoi beaucoup trop loin ? C'est arrivé jusqu'au moment où on fait des étincelles à profusion ? Regretter. Dépasser cette ligne malsaine, cest ça beaucoup trop loin. Mais le petit Prince ne comprend pas, le petit Prince voit juste qu'on lui refuse de l'affection, pour la énième fois venalt de la part de Kamil. Il est temps de lui trancher la tête et la laisser rouler au sol. C'est se battre en vain et sans l'avouer. C'est fatiguant, Appolinaire est fatigué.
« T'aimes bien jouer avec ce qu'il faut pas. » Emprisonné contre le lit, le cadet pousse un petit rire et secoue sa tête avant de se redresser un peu, approchant son visage du sien. Près, beaucoup trop près. Ca te dérange cette proximité, hein Kamil ? Alors il s'en donne à cœur joie. Montre que c'est toi qui cherche le rapprochement et il s'enfuira en courant. « Ah oui, cap. » lâche-t-il dans un souffle, un grand sourire moqueur sur les lèvres, et le voilà qui s'allonge à nouveau sur le lit. Ses mains ne bougent plus, ses doigts sont étrangement stoïques. De peur de toucher la peau, sans aucun doute. Et c'est maintenant qu'il réalise que toucher le dos de Kamil lui était bénéfique, ça réchauffait son cœur, pouvoir toucher à nouveau. On ne peut pas dire qu'on aime quelqu'un et le regarder comme un con sans le toucher, c'est stupide. Et avec son frère ce n'est pas comme ça. Son frère. Quel grand et foutu mot. Et le voilà qui éclate de rire, ce grand crétin, ce grand diable perché sur lui, il rit et ça ne plaît pas au petit Prince. Est-ce qu'il est possible de se sauver encore ? « C'est vraiment glauque en fait. » C'est un peu les mots de trop, Appolinaire sent sa main gauche trembler alors que les doigts de Kamil le tiennent toujours. L'un des chatons frotte sa tête contre leurs mains réunies, comme si c'était un jeu, et retourne à ses occupations. C'est un sourire ironique sur les lèvres du Bedford mais il ne répond pas. A quoi bon ? Il va exploser si sa bouche s'ouvre. Mais son aîné ne semble pas penser pareil puisqu'il enchaîne encore. « J'hésite sérieusement à te lâcher. » Un rire. Il ne peut plus les retenir, tant pis. Sec, fatigué, euphorique, son souffle se coupe, comme si tout lui manquait dans l'instant. Mais c'est ça, il a perdu son esprit, c'est nerveux qu'il est maintenant, une pile électrique, un bout de nervosité, il mord sa lèvre déjà maltraitée.
« On va faire un truc Kamil, okay ? Tu me lâches et tu te barre de chez moi, j'en ai marre de voir ta tête de con. » Ca tombe comme ça, sans qu'il ne l'ai vraiment pensé, il n'a même pas réfléchit, mais ses lèvres tremblent. La fatigue, tout explose d'un coup. Appolinaire implose. « Beaucoup trop loin, trop glauque. » Il siffle à présent. « C'est moi le cœur de pierre, mais toi tu es quoi ? Un amas de glace, juste bon à faire crâmer les autres, à tuer son propre frère, même pas capable de réchauffer son propre cœur, virer le premier qui essaye. Oh excuse moi, je ne m'y prends pas comme il faut, tu sais je dois être un peu déglingué dans ma tête, j'ai pas vraiment eu une enfance stable, tu m'excuseras. » Il aimerait se redresser et fuir, pouvoir juste partir et tout oublier, il aimerait ne plus sentir ces mains sur ses poignets, la lourde emprise. Comme celle sur son cœur, il va exploser. L'un déclare sa flamme au 102, l'autre au 201 le feu.

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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Lun 30 Juil - 1:31

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Tout est trop beau, trop idyllique. Dans une histoire, il faut toujours que quelque chose déconne. Un petit grain de sable qui fait tomber l'engrenage, du sel sur la pauvre plaie. Parfois, on ne se rend pas compte des petits moments de bonheur, du coup, on ne prend pas le temps de mémoriser tout ça. C'est seulement quand tout flanche, qu'on se dit : avant ça, j'étais content. Oui, avant, tout ça, c'est le passé. Tout ça, c'est en arrière. Et parfois, j'aimerais tourner, tourner à reculons, faire marche arrière, tout rependre depuis le début. Savoir le pourquoi du comment, le comment du pourquoi. Mais, c'est impossible. Avant, maintenant, après. C'est un concept pour les biens heureux. Moi, je pense faire partie de ces gens qui ont fini par ne plus tellement faire la différence entre un moment de bonheur et un moment de peine. C'est entre les deux, un chemin qui se creuse, un fossé et je suis en plein milieu. Poser les armes un instant, rigoler comme des gosses. C'est plus possible maintenant, ou du moins très peu. Moi, je veux des tas de choses. Mais, je ne peux pas les avoir. Parce que je ne suis pas le petit prince trop capricieux, qui quand il claque des doigts a droit au monde à ses pieds. Je suis juste là pour regarder silencieusement, juste là pour admirer parfois. Un simple envieux qui n'aime pas trop se montrer, qui préfère se cacher dans l'ombre. Au fond, ce qui m'a toujours réellement fait envie, ce n'était pas les cadeaux, pas les jouets brillants et les plats à tomber par terre non. Ce qui me faisait envie, c'était le petit prince posé sur son trône, celui qui hurlait quand il était mécontent. Moi, j'aurais bien voulu hurler un jour : je veux le petit prince. Mais, c'est réclamer l'impossible, parce que c'est Appolinaire qui décide, pas moi. Le choix chez lui, moi je reste la simple option quand il le faut. Petit prince qui n'a jamais réellement ouvert les yeux sur ce que j'étais vraiment, qui n'a jamais réellement fait d'effort. Mais, que j'aimais tant quand il venait faire ses caprices chez moi, qu'il était triste pour un oui et pour un non, qu'un rien pouvait lui rendre le sourire. Moi, je voulais le petit prince et rien d'autre. Je voulais son sourire, son rire cristallin. Son tout. Et j'avais beau prier ma bonne étoile, elle ne voulait pas me le donner. Parce qu'il brillait, parce qu'il méritait sa place dignement. Là-haut, tandis que moi je restais en bas, à attendre bêtement qu'il vienne me chercher. C'est comme vouloir monter sur le pilier des anges, c'est se baser sur des espoirs morts. Mais, avant, j'y croyais, dur comme fer. Je me disais : un jour il reviendra, je le sais. Mais, il n'est jamais revenu. Il resté sur son trône, assis durant des années et des années. Le temps n'a pas changé le petit prince, il est devenu plus grand, mais est resté le même. Il regarde de haut ceux qui sont en bas, ceux qui ne cessent de l'envier, ceux qui ne cessent de le vouloir. Vouloir, c'est pouvoir parait-il. Mais, ce n'est qu'une phrase toute faite. Vouloir, c'est bien. Mais ça ne permet pas de pouvoir faire tout ce que l'on veut, parce que tout le monde est différent à sa façon. Une personne aura beau vouloir, elle n'aura pas forcément ce qu'elle veut. Du coup, il y a ce sourire morne sur mon visage, ce sourire un peu faux qui continue à espérer qu'un jour il descendra de là-haut, qu'il reviendra sur terre en tant qu'Appolinaire, pas en tant que petit prince. J'ai le coeur qui se serre, le coeur qui flanche. C'est la douleur du temps qui se fait ressentir, c'est comme briser quelque chose par accident. Et je vois le regard de mon frère se fondre, ce pétillement disparaitre tout à coup. Comme un tour de magie. J'ai claqué des doigts et la flamme s'est éteinte. On se fait mal à nouveau, on se tape à la figure jusqu'au sang et on se balance à la mer. C'est ça Appolinaire. On s'arrache le coeur, on se le lance jusqu'à l'explosion complète de celui-ci. C'est s'amuser à notre manière, mais, s'amuser bêtement. Quel tableau tragique, tellement pitoyable. N'importe qui pourrait rire de nous, de nos paroles, de nos bêtises. Gâcher notre vie à se hurler à la figure, à se brûler intérieurement. C'est le résumé de nos vies, c'est notre histoire presque complète. Et nous ne faisons qu'attendre la fin, oui, la fameuse. Tragique ou heureuse. Dans les deux cas, nous tomberons dans un précipice, dans quelque chose de trop profond, et les mots continueront à résonner dans nos crânes.
Jusqu'à la fin.
Parfois les choses collent, parfois, elles ne collent pas. C'est un miroir brisé depuis le temps, et j'ai beau vouloir le réparer avec lui, c'est comme vouloir résoudre un casse tête. C'est douloureux, ça prend du temps et parfois, je me coupe et du coup, j'abandonne. C'est le poids des mots qui agit comme une lame de rasoir. Une rose. Une rose à épine, difficile à sentir, difficile à admirer quand on voit le piège qu'elle renferme. Et moi je veux juste faire tomber les pétales, je veux juste oublier les épines. Mais, oublier, c'est impossible. « On va faire un truc Kamil, okay ? Tu me lâches et tu te barre de chez moi, j'en ai marre de voir ta tête de con. Beaucoup trop loin, trop glauque. C'est moi le cœur de pierre, mais toi tu es quoi ? Un amas de glace, juste bon à faire crâmer les autres, à tuer son propre frère, même pas capable de réchauffer son propre cœur, virer le premier qui essaye. Oh excuse moi, je ne m'y prends pas comme il faut, tu sais je dois être un peu déglingué dans ma tête, j'ai pas vraiment eu une enfance stable, tu m'excuseras. » Et le petit prince explose. La rose dévoile ses épines, dévoile ses armes pour blesser mes doigts, pour me faire saigner. Mais, à l'intérieur. La rose se fane, se ferme et ne laisse plus que son poison, plus que les mots pour s'exprimer, la peine pour tout montrer. C'est le mot de trop, celui qui ne passe plus, qui ne passe pas. Alors, il éclate. Il fane, perd de sa couleur, de tout. Une rose qui pleure, qui déclare sa haine, parce que le rouge : c'est le sang. Autant tout faire éclater, comme une bombe, autant tout lâcher. Parce qu'après tout, la vie est trop courte pour ne pas tout dire. Mais, le poison m'affecte, il me fatigue. Pauvre âme qui veut juste aller dormir. Qui en a marre de cette rose trop râleuse. Ses mots tanguent dans ma tête et je tiens toujours aussi fermement ses poignets. Je retourne en enfance. Le gamin trop dans son coin, le Bedford trop bizarre, qui a pas les yeux verts. Celui qui lâche son sac dans un coin de sa chambre, qui hurle à l'intérieur, mais qui ne laisse rien passer. Parce que après tout, il a ce rôle à garder, celui du grand frère trop sérieux. Celui qui doit garder un oeil sur le plus jeune. Là, j'ai l'impression d'être dans ma chambre, celle plongée dans le noir et de me revoir entrain de laisser toute ma peine sortir. Les larmes dégoulinantes sur mon visage, la porte fermée à clef et aucune oreille pour m'écouter. C'est le temps qui forge le caractère, c'est le temps qui a forgé ma coquille difficile à percer. Et maintenant, le gamin triste veut sortir, il veut hurler, il veut dire : mais petit prince, tu sais, je t'ai toujours aimé. J'ai cette boule dans la gorge, ce truc qui grandit en moi. Une genre de chose que je ne veux pas avoir venir. Je vais flancher, mais je ne veux pas. J'ai ce pétillement dans les yeux qui ne présage rien de bon. La vérité fait mal à entendre. C'est si rare venant de lui, il se laisser partir un instant, laisse les mots lui transpercer la gorge. Mais, c'est la vérité, tout ça. Celle qui fait mal. Celle que personne ne veut entendre. « Oh la ferme. » Simple murmure sifflé entre mes dents. J'en ai besoin, de ce truc. J'ai besoin du petit prince si capricieux, j'ai besoin de ce gamin trop peureux. Je m'approche de lui, mon corps scotché au sien, mes mains se glissent dans son dos et je le sers contre moi. Ma tête dans le coussin dorénavant, je n'ai plus que le noir devant moi. Mais, y'a cette lueur, ce contact qui me réchauffe et qui me dit : tu t'en sortiras, les ténèbres ne te boufferont pas totalement. J'inspire un long moment, je veux plus rien entendre. En temps normal, je ne ferais pas ça. Mais, c'est la bombe qui claque dans mes mains qui me pousse à faire ça. Parce que la vérité est une belle arme contre tout, même contre un coeur qui ne veut plus avoir mal. Je suis juste, apaisé. Comme libéré d'un poids, d'un fantôme qui me hantait depuis tant d'années. Et tant pis, tant pis. Appolinaire si tu sors de tes gonds, alors laisse moi tomber au sol. Mais, je veux juste pendant un instant, quitter ce monde de fous. Il n'y a rien de plus beau que le silence et même chez moi, les mots ne viennent pas. Parfois, suffit de trois mots pour vous arranger la vie, mais ces trois mots, sont difficiles à sortir. C'est comme foncer droit dans un mur, le savoir, mais courir toujours plus vite. C'est douloureux, dangereux, mais beau à la fois. « J'dois être bien plus déglingué que toi dans ce cas. » Un murmure glissé dans le creux de l'oreille, le bout de mon nez se niche sur son cou. Et je ferme les yeux, juste un instant, je crains le pire. Après tout, il faut toujours avoir peur de la réaction du petit prince, peur de ses hurlements qui peuvent briser toute une vie. Mon souffle se perd dans le vide et ma tête, aussi. Je n'ai plus envie de penser, plus envie de parler. Alors oui, je dois être taré. Une enfance mal vécue, ce qui a fait l'homme que je suis. Un pauvre idiot même pas capable de dire de simples mots. Un type trop paumé, trop rongé par le passé pour se poser les bonnes questions. Celui qui passe son temps à se demander quand le petit prince descendra de son monde trop lumineux, son monde trop beau. Celui qui se berce d'illusions sans vraiment le remarquer, qui vit dans un monde adéquat à sa personne, mais qui veut découvrir d'autres lieux. Deux robots déglingués, programmés pour se taper dessus, comme dans un match de boxe. Deux robots qui ne cessent de nier l'évidence, ils ne veulent pas se faire du mal, mais n'ont pas le choix. Mais, si, on a toujours le choix. Et mon coeur se serre, comme une éponge quelqu'un est en train de l'essorer, de s'amuser avec sans ménagement. Et ce quelqu'un, n'est autre que moi. Je ne cesse de me faire du mal, mais lui aussi. « Tu la vois plus ma tête. Je suis plus qu'une voix maintenant. » Et je redeviens cet enfant de huit ans, avec sa voix fluette et ses paroles à deux sous. Comme quand le noir nous guettait, quand il fallait éteindre la lumière et que je causais pour lui dire que le type dans le placard, n'allait pas sortir. Une voix qui s'incruste dans la tête, mais je ne suis pas que ça. Je suis aussi un souffle qui s'écrase sur sa peau, un coeur qui claque contre le sien. Un être incomplet qui n'arrive plus à respirer, qui arrive à s'étouffer avec ses propres mains.
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Mer 1 Aoû - 21:13


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On a pas réellement besoin d'une famille, quand on y pense. Pas besoin de père, pas besoin de mère, on peut s'élever tout seul. Pas besoin de petit frère ou de petite sœur, ça vole la vedette. Pas besoin de grande sœur, ça veut vous faire porter des robes. Quant au grand frère... A quoi sert-il vraiment ? C'est une chose que sa mère ne lui a jamais expliqué, et maintenant qu'il se pose vraiment la question, maintenant que ça dérange, personne ne peut lui répondre. Ca sert à quoi, maintenant que tout est avancé, maintenant qu'Appolinaire a vingt-quatre ans, les réponses il peut se les trouver tout seul. Mother, mother, can you hear me. On peut tout envoyer en l'air et foutre le feu à tout. Foutre le feu. Ca c'est Kamil qui s'en charge maintenant, il fou le feu à des coussins, à des appartements, à son frère, mais il n'arrive pas à foutre le feu à son cœur. C'est bel et bien lui. Et pourquoi ça l'énerve tant Appolinaire ? Pourquoi il s'en soucie ? Il ne pourrait pas, pour une fois, juste tout foutre de côté et ne pas s'en soucier ? Comme s'il était toujours obligé de s'en mêler, comme s'il pouvait pas vivre sa vie de son côté. Il est en conflit avec lui-même. Il sait que c'est nocif, vicieux, malsain, tout ce qu'il ne faut pas, alors voilà, il ne reste plus qu'une chose : s'éloigner, partir, ne plus jamais revenir. Evidemment qu'il peut, mais quelque chose le retient ici. Oh oui, je brûles pour toi Kamil. Quelqu'un peut leur expliquer comment ça marche ? Comment des liens entre deux personnes fonctionnent ? On dirait deux enfants qui ne savent pas comment s'y prendre, l'un touche le cœur de l'autre et l'autre se renferme aussitôt, retourne dans la glace, retourne dans un lieu en sûreté. Si c'est la peur qui les cloue sur place, il va falloir faire quelque chose, c'est comme une mauvais rêve et personne n'arrive à les réveiller. Mais il y a bien un lien au fond, quelque part, un lien tordu, qui se décide à appuyer sur le cœur quand il le souhaite, comme lorsque Kamil a eu dix-huit ans, lorsqu'il a décidé de changer son nom. C'est comme prendre son envol, ne plus retourner à la maison, abandonner pour toujours de faire partit des Bedford. Et ce soir là, c'est son t-shirt qu'Appolinaire à porter, le sien, à Lui, au traître, pour pouvoir dormir, oublier. Construire des chimères, comme si la journée n'avait jamais existé.
C'est la fatigue qui le fait parler, c'est un trop plein de tout, c'est comme s'il allait exploser bientôt, c'est les sautes d'humeur de son cœur de pierre. I need to be free of this confusion. Alors les paroles claquent, fusent, elles partent mais Appolinaire n'a pas vraiment envie de les laisser s'exprimer, il n'est pas de ce genre là, il n'est pas celui qui montre que ça l'affecte. Les départs, les déchirements. On le perd de plus en plus, on le jette, on le lance à la dérive, mais jamais le Petit Prince ne va se risquer à le montrer. Mais pourquoi maintenant ? Comme s'il était temps de trouver la vérité, la vraie, celle qui fait mal. On joue cartes sur table, on va se faire mal au point de ne plus en pouvoir, au point de craquer tout les deux, et au final c'est pour mieux retomber dans l'indifférence juste après, non ? « Oh la ferme. » Quoi ? Quoi ?! Il ne veut pas entendre la vérité, lui aussi il veut jouer, il veut tout envoyer en l'air, lui aussi il en a marre de tout ça, lui aussi veut se battre ? Mais est ce qu'il sait qu'entre eux, personne ne risque de gagner, jamais. Kamil rapproche son corps contre le sien, sur le sien en fait, il veut l'étouffer c'est ça ? Il essaye de le tuer, c'est pas fair-play de faire ça. Non. Le souffle lui manque d'un coup, comme s'il se prenait un coup de poing dans le ventre. Un câlin. Une étreinte réchauffante, un corps contre le sien, les pulsations d'un deuxième cœur non loin du sien. Il sait comment ça marche les câlins, Appolinaire en fait souvent, mais ce qu'il ne sait pas c'est comment ça marche avec Kamil. Trop habitué au mur installé entre eux, aux coups échangés, la douceur c'est... étrange. « J'dois être bien plus déglingué que toi dans ce cas. » Ils sont tout les deux bien abîmés, bien amochés par cette enfance en morceaux, un vrai puzzle. Confusion. Certainement le meilleur mot pour décrire cette relation. La confusion des sentiments, la confusion du moi, la confusion du sang. Les mensonges qui ont étés forgés pour que la maison tienne un tant soit peu debout, les insultes à longueur de journée au collège, se sentir partir en vrille jour après jour parce qu'on court après un truc sans savoir quoi.
Le nez de Kamil se pose contre son cou, un effleurement qui fait frissonner Appolinaire. Appolinaire qui n'ose plus bouger, qui est resté tout droit. Quoi faire de toute manière lorsqu'on a des mains qui sont cassées, impossible d'enlacer, impossible de caresser, alors on ne fait plus rien. On devient vite misérable. Et à nouveau, ça passe comme de la froideur, on est plus humain lorsqu'on ne peut plus toucher, on devient distant. Aussi sympathique qu'une porte de prison. Et pourtant, dans sa tête, dans ses mains dans tout son corps, il n'y a qu'une chose qui hurle. Celle qui dit que lui aussi veut enlacer, veut serrer. Attendre ce moment pendant vingt-quatre années et ne pas pouvoir en profiter. C'est pitoyable. « Tu la vois plus ma tête. Je suis plus qu'une voix maintenant. » C'est surprenant, sa voix est la meilleure Madeleine de Proust qui puisse exister, Appolinaire se sent redevenir le gosse de six ans qui a peur du noir, du méchant monstre blanc, et toute ces conneries qui font peur aux enfants. Sans réfléchir, comme dans un automatisme, ses bras s'enroulent autour de la taille de Kamil. Hold on tight, hold on to me, 'cause tonight it's all about us. Et sans réfléchir, ses doigts se posent sur le tatouage, sur tout ces endroits qui ne procurent que le plaisir. Plus de haine, et si on supprimait tout ça ? On se tient juste serrer, juste un moment comme ça, sans bouger. Le Petit Prince a enfin tout ce qu'il veut, ou du moins ce qu'il espère avoir. Cette voix, celle qui le protège de tout, cette voix, cette voix... Appolinaire tourne son visage vers celui de son frère, et vient doucement poser son nez contre sa joue, ses lèvres effleurant son menton et ses yeux se ferment à leur tour. Ses doigts caressent la peau, s'insinuent à nouveau dans les endroits sensibles, un peu contre sa volonté. Ca fait longtemps qu'il attendait ce moment, juste une preuve d'affection. On ne fait pas que se détester. Mais il n'y avait personne pour les croire, personne pour leur permettre d'y croire un peu. Ils n'y croient pas, ni lui, ni Kamil, il n'y a pas d'eux, pas de nous. Il n'y a que de la haine. C'est un truc que personne ne peut sentir à part eux. A part Appolinaire et Kamil.
« Serre-moi plus fort. » demande le Prince à l'oreille de son frère, ses doigts appuyant un peu sur le tatouage, pour le serre contre son cœur. Le souffle dans son cou le fait frissonner, son cœur s'accélère, il n'a pas honte de le montrer. Ils peuvent se tenir fort l'un à l'autre, comme s'ils risquaient de tomber à chaque moment. Juste une étreinte. Appolinaire veut se cacher, sentir un peu son odeur, c'est juste un moment de calme avant la nouvelle guerre, alors il veut en profiter. Il inverse les rôles, quitte sa joue pour déposer un baiser sur sa mâchoire. c'est lui qui met son nez dans son cou, y souffle doucement, Le corps vide retrouve des sensations, il veut maintenant étouffer Kamil dans ses bras, lui montrer à quel point c'était dur vingt-quatre ans sans lui. « Je te déteste tellement, putain... » Il caresse la peau, ses lèvres posées contre sa peau, son souffle venant doucement s'écraser contre lui. Vingt-quatre ans que le Petit Prince demande. You're my possesion, I'm your obsession. Il réouvre lentement ses yeux pour regarder la peau de son frère, les grains de beauté qui parcourt sa peau donnent un effet de ciel. Les mots sont bloqués dans sa gorge, ils ne veulent pas sortir, comme si on les retenaient au fond de lui. Il ne peut pas, il ne veut pas. Tant qu'à finir brûler, faisons le correctement, lançons-nous. « … mais tu m'obsèdes tellement. » Don't tell me never, you'll love me forever.

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❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Ven 3 Aoû - 20:36

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Juste une étreinte. Bon sang c'est pas si compliqué en fin de compte. Plus se poser de questions, laisser un instant le passé, le laisser disparaitre sous nos yeux. Ah oui, et le pire dans tout ça, c'est que ça marche. Juste qu'il se taise, qu'il ferme sa bouche deux minutes, qu'aucune insulte ne lui vienne à l'esprit. C'est le seul moyen d'arrêter la machine qui est en route, le seul moyen de faire une petite pause. Toute petite oui, mais une pause tout de même et qui étrangement, me fait du bien. Et y'a ma petite voix intérieure, qui s'amuse de moi, ou plutôt qui est heureuse pour moi, une phrase répétitive qui revient sans cesse alors que je commence à me perdre dans tout ça. Tu vois, tu l'as eu ton petit prince, t'as attendu vingt-quatre ans, mais tu l'as eu. J'ai envie de rire, y'a cette euphorie bizarre qui me monte dans les tripes. Je sais pas trop ce que c'est, un peu de joie, un trop d'émotions d'un coup. Juste pour ça, oui juste pour un geste simple comme celui-ci. Ah, malheureusement je pense être bien plus déglingué que mon cher frère. Beaucoup plus. Je suis un peu ce type qui rigole quand il ne faut pas, qui pleure alors qu'il faut sourire. Je suis l'inverse, la contradiction qui confirme la règle. Parfois, je tente de me dire que c'est nerveux, et parfois, j'essaie de ne plus trop me voiler la face. Mes yeux se ferment un instant, une longue inspiration et ce silence. Trop de souvenirs qui reviennent, cette voix fluette qui s'élève dans le silence de cette chambre sombre. Juste une voix qui brise ce miroir, elle tremble, essaie de dire des choses étranges pour oublier ce soucis qui la ronge. Juste un gamin trop paumé qui réclame l'attention de quelqu'un, de n'importe qui, mais juste de quelqu'un de plus grand, de plus assuré. Et au fond, je ne lui ai jamais réellement porté attention. Juste durant des moments comme ceux-ci, ces moments où le noir s'installe, où l'on entend son propre coeur claquer contre ses oreilles. Juste ignorer un enfant trop capricieux, laisser de côté un enfant qui en voulait trop et qui ne savait jamais donner en retour. J'ai laissé le temps se passer, doucement mais surement. En laissant les paroles me blesser, en laissant ses regards haineux me percer. Une vie qui s'écoule lentement, et c'est seulement maintenant que le déclic commence à venir. C'est comme se faire piquer et sentir la douleur après quelques minutes, pleurer après, hurler de douleur, même quand l'aiguille n'est plus dans la peau. Pourquoi ne pas oublier ? Après tout, il n'y a pas de lien de sang, il n'y a pas grand chose entre nous. Pas grand chose certes, mais quelque chose de petit, de minime, un genre de lien, un fil invisible. Appolinaire c'est une pensée mauvaise et agréable à la fois. C'est une contradiction à lui tout seul, une histoire complète à écrire. Un gosse incompris. Oublier un inconnu, normalement, c'est facile. Mais, l'oublier, relève de l'impossible. C'est cette boule au ventre qui me rappelle que je n'en ai pas envie, que la seule pensée de devoir faire ça, me provoque de sales frissons. Il y a des personnes qui nous marquent, on sait pas trop pourquoi, parfois on ne s'en rend même pas compte. Mais, ils marquent et Appolinaire est gravé dans ma mémoire. Gravé au feutre indélébile, c'est un prénom impossible à jeter, un sourire impossible à gommer. Autant ne plus trop s'illusionner, au fond, c'est juste se faire du mal qui importe. Juste rigoler de l'un comme de l'autre avec ce sourire trop fier collé au visage. Se faire du mal, continuer, encore et encore. C'est un cercle vicieux, et quelque chose de bête peut faire toute la différence. Juste un geste, une étreinte, une chaleur humaine et, la coquille tombe, le vase se brise. Loin d'être un renouveau, mais quelque chose qui commence à recoudre cette plaie profonde. C'est se sentir un petit peu plus vivant malgré toute cette guerre, malgré les couteaux lancés, malgré les bras cassés. Je veux juste y croire quelques minutes, me dire que tout ça, ce n'était que du faux. Que mes souvenirs sont inventés, sont flous et que derrière tout ça, tout a été au plus heureux, au mieux. Deux frères se lançant des vieilles vannes à faire pleurer n'importe qui, deux frères se réconfortant, deux frères se moquant du monde. Prenons la place de ces deux-là tu veux ? Moquons nous des autres, de la vie, de la mort, après tout, à deux nous sommes invincibles. Être à deux, c'est se sentir plus fort, c'est rire de l'avis des autres, se protéger quoi qu'il en soit. Ah, doux rêve que voilà. Mais qu'il est bon de rêver un peu, de divaguer quelques minutes dans des délires incompréhensibles. Et Appolinaire ne bouge pas, reste silencieux, comme une tombe.
Si tu veux envoie moi au sol, après tout, j'ai plus rien à perdre.
J'écarquille alors mes yeux.Il répond à ce geste futile d'une manière inattendue, et, ça me fait sourire. Je sais pas trop ce qu'il se passe autour, je n'ai pas envie de réfléchir, pas envie de me poser trop de questions. Quoi qu'il en soit, son visage non loin du mien, ses mains sont sur mon dos, et c'est tout ce qui importe pour le moment. Il effleure ma peau, s'amuse à passer ses doigts gentiment sur mon dos. Et j'en ai des frissons un peu partout, il touche ces endroits un peu trop sensibles. Mais, et puis alors ? Tant pis. J'ai plus envie de me battre, plus envie de hurler comme un dingue après un fantôme. Après un espoir qui s'effondre entre mes doigts, comme du sable. C'est éphémère, doux et désagréable à la fois. « Serre-moi plus fort. » Ne pas se rendre compte qu'au fond, depuis des années, il demandait juste ça. Alors Appolinaire en profite, il redevient ce gamin fragile et un peu paumé selon ses envies. Mes yeux ne lâchent pas ce visage qui a tellement changé au fil des années. Mais, il reste le petit prince. Le tant voulu, le tant désiré secrètement. C'est comme ouvrir un coffre, trouver la combinaison. Être heureux pour peu, pour rien. Faire le bonheur de l'un comme de l'autre. La glace commence à fondre et ce fichu coeur commence à s'amuser de moi. Il claque, fort, si fort. Je n'entends plus que lui. Un peu comme un adolescent trop timide pour parler à la fille qu'il admire quand il peut. C'est presque similaire, mais d'une façon tellement unique. Je n'exprime pas ce qu'il se passe dans mon corps, dans mes idées. Appolinaire bouge, baisse doucement et c'est sa tête qui se retrouve nichée dans mon cou. Son souffle s'écrase contre celui-ci et mon étreinte se resserre sur son corps. Comme vouloir absolument ne faire plus qu'un, ne plus se lâcher. Ne plus être qu'une seule personne, se serrer encore et encore. Fermer les yeux, laisser la haine aux autres. Juste un peu d'amour dans ce monde de fous. De l'amour cupide, malsain, presque mauvais mais qui vaut la peine d'être vécu. Se disséquer le coeur, l'ouvrir, faire éclater les émotions, et pourtant, il continuera de battre parce qu'il s'accroche à quelque chose, une petite lumière qui brille, qui n'arrête pas de dire : un jour viendra, tu verras. Un jour oui, qui sait juste avant la fin peut-être. « Je te déteste tellement, putain... » Un simple haussement de sourcils, il se dévoile un peu plus, laisse ses émotions le contrôler sans ménagement. Mes mains sur son dos, une reste tranquillement là où elle est, pendant que l'autre grimpe petit à petit au niveau de ses omoplates. Je reste juste silencieux, après tout, il n'y a pas grand chose à dire. On va pas commencer à sortir les mouchoirs Appolinaire, pas maintenant, pas tout de suite. Je n'ai pas envie de pleurer, pas envie de me plaindre, pas tout de suite. Là je veux juste me dire que tu vaux la peine que je me batte contre mes pensées. « … mais tu m'obsèdes tellement. » Boum. Boum. Mon coeur rate un bon. Une surprise, un beau poing dans la figure. De l'étonnement pur et dur. Mon pauvre tic tac commence à s'emballer, n'arrête pas de battre maladroitement. On se croirait dans un vieux film tragique, où seulement à la fin on découvre la vérité. Suis-je mort Appolinaire ? Et ses lèvres frôlent mon menton, mon cou, ma peau tout simplement. Pourquoi c'est si compliqué ? Pourquoi t’arrive à me rendre malade comme ça ? Cette sensation dans le corps, une impression de légèreté, comme apaisé. Je ne sais que rajouter de plus, quoi lui répondre. C'est vrai, là il commence avec les paroles trop profondes, et moi, et bien moi ... Tu pourrais faire simple et lui dire que c'est pareil. Mais simplicité n'est pas mon maître mot. Je ne sais plus trop quoi penser, les mots ne veulent même pas venir, ils sont bloqués quelque part. Je lève mes yeux vers le plafond un instant avant de baisser ma tête pour déposer un baiser sur sa petite tête bouclée. Et mes bras se serrent, comme si je tenais un rêve entre mes mains, une étincelle que je ne veux pas lâcher. Un pauvre enfant avec sa peluche tant aimée. S'accrocher à très peu pour arriver à tout faire. « C'est triste tu trouves pas ? Se faire mal pour mieux revenir. » Un rire léger en coin, plutôt nerveux d'ailleurs. Tout ça, ça devient sérieux, peut-être trop. Le moment des révélations ? Oh non, il ne faut pas viser trop haut non plus. Je vois plus ça comme un petit passage à vide, un baiser sur une grosse blessure. Mais, c'est déjà ça. J'hausse alors les sourcils, décide de changer la donne, j'en ai marre de regarder le plafond. Alors je m'amuse à le pousser gentiment sur le côté, mes mains restant sur son dos, je me tourne alors à mon tour. Nos deux corps, nos deux têtes sont faces à faces maintenant. Je m'amuse à détailler les traits de son visage durant un instant. Je m'approche, colle mon front au sien et je ferme les yeux, avec un vague sourire collé au visage. Une chaleur qui fait du bien, un coeur qui s'amuse à exploser contre mon torse. Mon souffle s'écrase sur son visage, il est maladroit - c'est à croire qu'il réussi à m'intimider. « Tu sais quoi ? Dans la catégorie duo masochiste, on pourrait remporter quelque chose. » Simple murmure, certes il est loin de la phrase tragique de mon cher frère, mais, l'idée reste là. Il le sait, que depuis toujours je n'ai pas été doué pour m'exprimer avec lui, il le sait. Un jour viendra où je pourrais dire tout les mots qui sont en moi, mais pour le moment ils restent coincés dans mon âme trop sur la défensive. Oh pourquoi la vie est si compliquée ? Pourquoi je suis comme ça ? Question sans réponse, évidemment, ce serait trop facile. Mon nez effleure le sien, de simples contacts qui veulent tout dire. Un manque des deux côté, une frustration commune, un amour trop violent. Un meurtre, une mort lente et douloureuse.
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Mer 8 Aoû - 13:10


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L'étreinte, être si près, les souffles mélangés, c'est comme s'il était devenue une partie de lui. Oh, il l'a toujours été quand on y réfléchit bien, Appolinaire ne serait pas ce qu'il est sans Kamil. Mais là, dans l'instant présent, c'est plus qu'évident, ça crève les yeux même. Tout se dire, confier n'importe quel secret, ne pas retenir ce qu'il nous passe par la tête, du moment qu'on s'étreint comme ça. C'est n'importe quoi, c'est mal, c'est très mal même. C'est ce que tout le monde pense, c'est ce que les gens pensent, c'est ce qui tournent dans leurs têtes à eux deux aussi. Appolinaire, enfant tant aimé et pourtant trop tordu, la tête retournée comme ça, cassé de l'intérieur. Et c'est comme si là, il était à sa place, c'est comme si les souvenirs d'enfants se réparaient lentement. With the warm of your arms you save me. Ses doigts glissent sur son dos, le caresse doucement, mais dictés par une autre envie. Ce n'est pas comme avant, ce n'est pas l'entendre supplier pour arrêter parce que ça fait trop de bien, c'est plus pour ne lui offrir que le plaisir. C'est tellement compliqué, il ne sait plus où donner de la tête le pauvre Appolinaire. La peur le tiraille, s'amuse à tordre son ventre, il ne veut pas se faire détester par Kamil, il ne veut pas franchir la barrière du ''beaucoup trop loin'', mais parallèlement il est bien trop heureux lui de pouvoir toucher quelqu'un, Kamil de surcroît. C'est comme un rêve en fait, c'est... étrange. Il n'est presque plus habitué, ses doigts pourtant sont experts, mais la maladresse se lit sur le visage du cadet. C'est bien là ? Désolé, je voulais pas. Pardon. Tant de choses qui passent sur son visage. Comme un tout petit enfant qui apprend, et c'est un peu ce qu'il est. La présence le rassure, ses doigts se promènent, effleurent, prennent garde à ne pas toucher la peau, et ses yeux se redressent vers ceux de son frère, cherchant sans doute à capter son regard. L'étreinte se resserre, les mots sortent, mais rien ne vient en retour. Appolinaire est habitué, il ne s'attend pas à grand chose, peut-être un coup, il n'en sait rien. Mais il ne bouge plus, son regard se pose sur le mur sur sa gauche, il retient son souffle. Un tout petit animal, tremblant presque de peur. Et un baiser, tout léger, se dépose sur ses cheveux. Words are very unncessary. Appolinaire sent son cœur s'enflammer, battre un peu plus contre son torse, comme c'est bête, c'est un tout petit geste mais c'est tout ce qu'il a toujours désiré, un rêve d'enfant. C'est mal tourné maintenant, c'est presque malsain, presque incorrect, mais il se fiche pas mal. S'il a encore tout ça, il ne s'en lassera jamais. Il est bien comme ça.
« C'est triste tu trouves pas ? Se faire mal pour mieux revenir. » Sans doute, ça brise le cœur, ça s'insinue dans les veines, c'est vicieux, mais c'est bien, c'est bon, si surtout le résultat final est ça. Les bras enlacés autour de lui, il se rend compte, il sait, ça cogne contre son torse, contre ses tempes. Ca devrait toujours être comme ça, ça aurait dû être comme ça avant, mais ils étaient bien trop différents. Ils le sont toujours. Mais la seule chose qui les rallie c'est bien celle de ne pas s'exprimer, d'enfouir au fond d'un coffre les paroles et se regarder bêtement, sans jamais s'approcher, sans jamais se toucher. Mais pas aujourd'hui, aujourd'hui Appolinaire touche, caresse, survole le dos de Kamil, il redessine son tatouage, l'apprend par cœur, le connaît déjà, pourrait le redessiner les yeux fermés. On échange les places, on ne fait que rouler encore et toujours, on fait n'importe quoi, on se retrouve face à face, on se détaille. Boom, boom, son cœur accélère un peu, toujours plus, sa respiration aussi. All i ever wanted, all i ever needed, is here in my arms. « Tu sais quoi ? Dans la catégorie duo masochiste, on pourrait remporter quelque chose. » Appolinaire le regarde droit dans les yeux et pouffe un peu, avant de hausser les épaules. Ouais, c'est ça, c'est les Bedford. Enfin... Ouais, bref. Le nez de Kamil effleure le sien et Appolinaire se mordille un peu la lèvre, louche sur son nez. C'est qu'ils sont à tendance bordeline presque ces deux là. Ils se câlinent, dans deux secondes ils vont se mordre violemment la joue. Ils font n'importe quoi. Le cadet sourit alors et penche sa tête sur le côté, ses mains remontent jusqu'au sommet de l'arbre, glisse sur les branches. L'une reste là, alors que l'autre remonte dans ses cheveux, y passe ses doigts dedans. Il fais attention, il ne doit pas toucher. Ses doigts se resserrent un peu sur les cheveux, alors que ses lèvres s'approchent doucement de sa peau. On ne peut toucher qu'avec les lèvres. Et il l'embrasse, doucement, sur la joue, la commissure des lèvres. Qu'est ce que tu fais Appolinaire ? J'ai glissé, c'est le coussin. « On aime se faire mal. Dis, on fais la paix pour ce soir ? J'en... J'ai plus envie de me battre, pas maintenant. » Son front se colle au sien, sa main toujours dans ses cheveux, l'autre sur le tatouage, et il ferme ses yeux. Il aimerait juste un peu de calme pour ce soir, pouvoir profiter de son frère comme il peut, et tout lui renvoyer dans la gueule plus tard, le nom changé, le fait qu'ils soient des faux frères, mais... le sont-ils encore ? Son cœur s'accélère, s'affole, il réouvre ses yeux rapidement pour les planter dans ceux de Kamil. Non, stop, pas ce soir, on demandera plus tard. Mais il sent son cœur mourir un petit peu, juste comme ça, alors il referme ses yeux, reste coller à son aîné et attend. Il se calme. Your love will be the death of me. Son nez vient effleurer le sien, doucement, son souffle s'écrasant sur son visage, il est apaisé. L'un de ses doigts s'enroulent autour d'une mèche brune, alors qu'un sourire dessine un peu ses lèvres, il réouvre ses yeux, murmure : « Tu restes, tu dors avec moi ce soir ? S'il te plaît. » Un enfant, il n'est rien qu'un enfant.

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❝CAUSE EVERYTHING MAKES ME THINK OF YOU.❞
i want you mine, cause when i see your eyes, i'm wanting you to stay... why am i running away? cause when you hold my hand i try to pretend i'm not feeling like i do, do you feel it too? am i crazy? i feel lost in time. you confuse me, have i lost my mind? and i want so bad to kiss you, don't tell me that i'm wrong. cause everything everything makes me think of you and everything everything that i wanna do, i know you can see now when you look at me. i want you, so tell me now... do you? do you? want me too?
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Jeu 9 Aoû - 0:24

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Allez viens Appolinaire, disparaissons un petit moment. Loin de tout ça, loin du petit prince trop capricieux, celui-là veut se détacher de toi, il doit se détacher de toi. Te prendre la main, jusqu'à la mort. Oui, c'est ça. Vivre jusqu'à en mourir, comme des frères doivent le faire, tu crois pas hein ? C'est si beau de penser à ça, si beau de se dire qu'un jour ça sera peut-être comme ça. Mais, surement pas avant la fin. Là, je veux juste y croire un peu, y croire pendant que la bombe n'explose pas, pendant que le petit prince est calmé. Le monde n'est plus à ses pieds non, il est tombé de sa petite perche trop haute, tombé de son petit coin de paradis. Le coin des mortels, oui, de ceux qui vivent pour mourir, de ceux qui ne se posent plus de questions, qui bossent avec ce sourire morne collé au visage. Tu vois ça Appolinaire dis-moi ? Cette vérité un peu moche qui vient en pleine figure. Mais, moi je suis là, allez, mettons un peu de couleur dans ce monde trop vide, trop habituel. Casser le train-train, casser quelque chose, oui, c'est ça. Là, le miroir se brise un petit peu, il se fissure, nos deux reflets se croise. Un geste, peut-être trop tendre, une barrière de glace qui commence à fondre. Un duo de fous, oui. Les Bedford sont mal barrés parait-il. Et oui, c'est vrai. Même pas l'un pour rattraper l'autre, mais, toujours pour se sauver la peau à la dernière minute, avant que tout ne soit plus qu'un long tunnel noir. Se faire du mal, jusqu'à la limite pure et dure. Bon, mauvais, j'en sais rien, mais c'est comme ça, que voulez-vous ? Là, c'est exclusif, un moment complètement à part. Je suis de retour, oui, le petit Kamil âgé de 8 ans, avec un petit Appolinaire qui en a tout juste 6 à tout casser. Le gamin qui pleure, qui vient se jeter dans des bras plus grands. Un sourire s'accroche à mon visage - dieu qu'il peut-être niais, Appolinaire, on dirait presque que tu réussis à me rendre candide. Ses doigts grimpent, montent, s'amusent, jouent un petit peu. Sensation de bien être, des frissons qui me parcourent le dos, c'est agréable et pour tout dire, je réussirais presque à m'endormir, là tout de suite. Il retrace les branches, la moindre partie du tatouage et je suis sûr que sans le voir, il peut réussir à deviner ce qui se cache sous mon tee-shirt. Un pouvoir bien étrange, mais peu dangereux, ou du moins, plus gentil que le mien. Dans mes bras, dans les siens, un lieu à part. Quelque chose, qui ne s'explique pas. Il arrête ses conneries, fait tomber le masque sous mes yeux. Je revois ce côté que j'aimais à l'époque, ce côté qui me faisait presque rire. Le gamin qui n'arrive pas à aligner une ligne, c'est attendrissant, peut-être justement trop. Mes yeux s'ouvrent, je sens sa main se glisser dans mes cheveux et à nouveau un contact. Tout doux, agréable, comme faire un câlin avec une énorme peluche - mais en bien plus petite. La commissure des lèvres, un cercle vicieux, un truc profondément malsain, un peu étrange et pourtant, j'ai envie d'en rire, de me moquer de tout ça, de me dire : et puis tant pis, on a qu'une vie. « On aime se faire mal. Dis, on fais la paix pour ce soir ? J'en... J'ai plus envie de me battre, pas maintenant. » Faire la paix, pourquoi pas le calumet ? Je fronce les sourcils, curieusement. J'imagine sur sa tête, un chapeau de plume qui longe tout son corps jusqu'à s'écraser au sol, des peintures de guerre et cet objet qui passe entre les lèvres de tout le monde. Une fumée immonde et pourtant, c'est pour faire la paix tout ça. Mes yeux se perdent dans les siens, ma tête ne bouge plus, c'est tout juste si je respire. Ce moment, j'essaie de le graver dans ma mémoire, le garder dans le petit dossier : moments agréables avec le petit prince. Oui, exactement. Tout ce que je veux, je l'ai dans mes bras, tout ce que j'ai, s'amuse à respirer contre mon visage.
Pourquoi c'est pas comme ça tout le temps, hein ? Même moi je n'ai pas la réponse. Peut-être parce qu'il y a trop de différence, trop de questions qui restent dans l'ombre, trop d'idées qui pourrissent la vie. Là, je pourrais presque comparer ce moment à un lavage de cerveau, stop les pensées, stop les mauvaises voix ! Juste oublier un instant l'extérieur, se fermer dans une bulle, dans un coffre fort. Puis qui sait, ne peut-être plus jamais en sortir. Un autre monde, comme des hippies qui ne veulent plus sortir de leurs délires, qui veulent rester dans cette nature singulière. Nous, c'est pareil, soyons hippies tu veux ? On reste ici, dans cette chambre affreusement grande, dans cet appartement, on se coupe du monde et on continue comme ça, jusqu’à mourir. Une cage dorée pour le petit prince. Un vague rire s'échappe de mes lèvres, il est léger, tout léger. J'ai presque les yeux qui pétillent, oh bon dieu, mon coeur aime me faire virer de l'autre côté du miroir visiblement. « Tu restes, tu dors avec moi ce soir ? S'il te plaît. » La voix presque cassée, presque suppliant. Je pince ma lèvre inférieure, ah oui, et le s'il te plait en plus. C'est qu'il le veut vraiment, c'est que c'est pas pour se moquer ouvertement de moi, non. Ce câlin a réussi quelque chose, le changer un petit peu, faire apparaitre l'enfant caché, celui qui hurle à l'aide, celui qui veut à nouveau rire sans se soucier du monde adulte. Une de mes mains, se glisse alors sur son cou, la paume posée dessus, mon pouce s'amuse alors à retracer les traits de son menton, durant un instant. Une caresse, une simple caresse, c'est rien de très dingue et pourtant, ça peut avoir son effet. Si c'est pour le garder plus longtemps dans cet état appréciable, et bien je pense pouvoir continuer longtemps. C'est pas si dingue en fin de compte, si un geste peut être aussi appréciable que les mots et bien, ce sera toujours ainsi. Mon nez s'amuse avec le sien, durant un petit moment. Bon dieu, on croirait deux gosses amoureux. Un rire à nouveau. « S'il te plaît ? Faut pas me prendre par les sentiments comme ça. » Et le type le moins démonstratif au monde qui dit ça. Malheureusement oui. Je pourrais partir là, l'air de rien dire : non, non, j'en ai pas envie, surtout pas avec toi. Mais, tout ça, c'est tellement irréel, presque un pauvre rêve qui se répète. Alors je préfère rester, je veux l'écouter, je veux lui dire : oui, stop, faisons un pacte de paix mon frère ! Après tout, qu'est-ce que je peux perdre à cause de ça hein ? Rien, pas grand chose. Mais, je peux y gagner beaucoup, je peaux gagner quelque chose que je désirais depuis petit, depuis gamin. Juste le sourire de celui qui en valait la peine. Oui, un geste comme celui-ci, une expression peut vouloir tout dire, peut être un bien plus beau cadeau qu'un paquet de clopes. C'est juste un réchauffement dans l'âme, une impression de paix dans le coeur. Un sourire idiot. « Amen grand chef. Si la hache de guerre est enterrée, je vais pas dire non. » Sourire doux, sourire réconfortant collé au visage, je dépose un baiser sur le bout de son nez. Toujours en m'amusant à détailler ce visage qui me faisait tant de mal - il m'en fait toujours, mais là, j'évite de trop penser. Sourire un peu plus, se prendre dans les bras, fermer les yeux, dormir. Tout ça, c'est surement trop beau pour être vrai. Autant ne pas gâcher tout ça, autant ne plus parler, juste laisser les gestes décider de la chose. J'ai la tête qui balance, les idées qui disparaissent, bon sang que ça peut être bon. Juste le vide, oui, c'est ça, plus rien autour. Juste, toi et moi.
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Appolinaire L. Bedford
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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Lun 13 Aoû - 13:48


Everybody's going to the party, have a real good time,
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Le corps est léger, mais l'esprit... Bon dieu l'esprit. Il est partit tellement loin, c'est un euphémisme de dire que lui aussi est devenu léger. Il n'est plus rien. Partit loin, loin, loin. Pour tourner dans le ciel, pour ne plus jamais revenir, pour s'oublier quelque part. Peu importe ce qu'il se passe ou ce qu'il se dit, ou encore des gestes échangés. Appolinaire n'est plus là. Il a quitté la terre ferme, il est partit loin. Plus personne ne pourra jamais plus le retrouver. Il a envie de rire mais ferme ses yeux à la place en se mordant la lèvre, c'est l'euphorie qui le dévore de l'intérieur, c'est l'euphorie qui lui a rongé l'âme, l'esprit, pour que tout s'envole. There's no gravity boy, in my mind, not tonight. Il ne sait plus, il rêve non ? Le petit Prince perdu aurait-il retrouvé son chemin ? Comme si toute les réponses étaient là. C'est peut-être ça ? C'est Kamil, c'est Appolinaire, c'est eux. Tout les deux. Et un cœur qui s'emballe beaucoup trop vite. Beaucoup, beaucoup trop vite. Il va s'échapper, il va briser sa cage thoracique, il lui coupe le souffle. Comment pouvoir calmer tout ça maintenant ? C'est impossible. Et le rire de Kamil qui s'élève dans la chambre, et le cœur qui s'accélère encore plus. C'est lui ? Il a prit quelque chose ou pas avant de quitter l'appartement ? Il ne sait même plus. Il est encore tout tremblant de son évanouissement, encore trop dégoûté de ces doigts, encore trop surpris par la douceur de son frère, encore trop... trop tout. Un grand mélange, on a secouer violemment Appolinaire pour que son cerveau se retrouve à l'envers. Lui aussi a envie de rire maintenant. Et l'envie d'enterrer la hache de guerre, faire comme les indiens, juste chanter, crier, se mettre des peintures sur le visage, fumer le calumet de la paix. Il sait que c'est possible Kamil ? Il sait qu'Appolinaire a tout chez lui pour se faire un calumet de la paix ? L'idée lui traverse la tête et le fait sourire. Même si la peur le menace, même si elle le tient fermement. Oui, reste ce soir, je ne pourrais pas rester seul, pas sans toi. C'est n'importe quoi, sa tête menace d'exploser. C'est son frère.
Ou pas. Mais il chasse cette pensée alors quelle s'insinue, glisse entre ses veines, siffle à son oreille, comme un serpent. Vicieux serpent. Kamil pose sa main dans son cou, et le serpent s'enfuit, Appolinaire redresse son regard vers lui. Le vert se confronte au brun, si sombre, si noir. C'est ça, c'est presque noir. Never even noticed were suddenly crumbling. Son pouce passe sur son menton, ça a l'effet d'une décharge, Appolinaire se sent tomber sous le toucher. Et son nez vient effleurer le sien, Kamil rit, Appolinaire ne sait plus. Il se sent partir beaucoup trop loin, beaucoup trop content. Attendre vingt-quatre ans pour une preuve comme ça... c'est tuant. Maintenant, ça tue, maintenant qu'Appolinaire a passé sa vie à crier silencieusement, à dévorer son frère des yeux, à essayer d'assassiner la plupart de ses conquêtes juste pour pouvoir avoir un moment comme ça. Un câlin. S'il ne m'aime pas, personne ne recevra son amour. Les doigts d'Appolinaire se crispent un peu sur le tatouage, son cœur s'emballe, il a presque envie de pleurer mais il se retient. Il ne se rend pas compte sur le coup, il en oublie presque ce foutu pouvoir qui fait qu'appuyer comme ça n'était pas anodin, pas pour Kamil du moins. Show me love, give me what i want. Il aimerait s'excuser mais les mots ne sortent pas, à la place il continue ses caresses, plus douces, moins appuyées, pour diminuer le plaisir... ou l'accentuer. Il ne sait plus. Il ne sait plus rien. Ses yeux se sont perdus dans le sombre regard de Kamil. Différent des Bedford. Et les cheveux. Ses doigts se sont déjà perdus dans la masse brune, lisse, tellement différente de la sienne, et le voilà qui observe Kamil à nouveau, qui le redécouvre. Show me love 'til i'm screaming for more.
« S'il te plaît ? Faut pas me prendre par les sentiments comme ça. » Appolinaire le regarde, amusé, il n'a même pas besoin de parler pour lui faire comprendre. Tu as des sentiments toi ? Il faut me montrer. Oh oui, montrer, toujours prouver l'amour, montrer que c'est pour de vrai, qu'on arrête de mentir un peu. Ou alors juste ce soir. Se dévoiler un peu, montrer qu'on s'aime. Et tout oublier le lendemain s'il faut, mais juste ce soir, pitié. I never felt so lonely, i wish you could show me love. Si c'est mal, on peut se camoufler aussi, on peut se cacher, la nuit peut nous cacher. Un lourd manteau noir qui nous enveloppe, juste pour la nuit. Pour que personne ne soit au courant. « Amen grand chef. Si la hache de guerre est enterrée, je vais pas dire non. » Son sourire fait l'effet d'une bombe qui fait sauter le cœur d'Appolinaire. KABOOM. En mille morceaux, et pourtant il ne l'a jamais sentit aussi vivant, aussi battant. Contre son torse. Il essaye de s'échapper. Et pourtant Appolinaire est trop bien là, trop bien dans ce monde un peu fou, un peu irréel. Même si c'est faux tant pis, profitons avant demain. Avant que le jour ne se lève et nous trouve. Mais on peut battre le soleil, on peut s'enfermer à jamais et garder la chimère. On peut fumer le calumet de la paix. Et Appolinaire se redresse un peu dans son lit, se penche au-dessus de Kamil et effleure son nez du sien. Un rire. Léger, Appolinaire veut se défoncer. Alors il se penche au-dessus de Kamil, prend soin de ne pas le toucher, il est un peu en équilibre et manque de se casser la gueule. Mais finalement il attrape la petite pochette sur la table de chevet, avant de retomber dans l'étreinte de son frère. Maintenant il est prit d'un étrange sentiment, tout son corps le sait. Comme si on avait enfin fait tomber les masques. C'est sûrement ça ? Appolinaire regarde longuement son frère, se penche un peu au-dessus de lui et vient déposer un baiser sur son front. « Si on se la joue indien, moi je le fais jusqu'au bout. » Et il sort de quoi se rouler un joint. C'est symbolique de fumer ça avec quelqu'un, surtout avec Kamil. Sans doute. Il se débrouille comme un petit chef, rapidement, sans pour autant se décoller de son frère, comme s'il était devenu vital de se coller à lui comme ça. They don't understand us, they not gonna get us.
Appolinaire se tourne vers son frère, la petite merveille fichée entre ses lèvres, allumée. Il aurait pu demander à Kamil de le faire mais non. Ce soir on ne montre pas nos pouvoirs, ce soir nous ne sommes pas des monstres. Ou si. Mais pour le bien de l'autre, pour ces doigts qui glissent sur le tatouage, qui appuient aux différents endroits. Pour un peu de plaisir. Même si c'est mal. Tant pis, ce soir on envoie tout en l'air. A commencer par nous. Et il tend le joint, un sourire fend ses lèvres, il se laisse tomber sur le dos, un bras entourant Kamil, ses doigts glissants toujours sur son dos pour retracer ce tatouage. Son front se colle au sien, il peut sentir son souffle contre ses lèvres et un frisson le prend, il a envie de rire. Cette situation est trop tordue. Et le pire c'est qu'il n'arrive pas à la faire tourner autrement. « Reste comme ça... Te mets pas sur le dos. » Laisse moi te toucher. C'est malsain mais c'est bien, c'est bon. Ca fait trop longtemps qu'il n'a pas toucher quelqu'un. Et Kamil... Oh il ne veut pas tout détruire comme ça, non pas maintenant.
Like a game of pick up sticks played by fucking lunatics.

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MessageSujet: Re: drop dead. (appolinaire)   Mar 14 Aoû - 20:11

❝ Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le désespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes. ❞
Courir, marcher, puis s'arrêter complètement. Se jeter continuellement après un rêve qui peut paraitre inaccessible, se faire des idées, mais continuer à bouger jusqu'à la fin. Se buter, continuer à sourire rien que pour ça. Certains arrivent à toucher ce petit truc du bout des doigts, d'autres non. Puis, il y a cette petite population, de ceux qui stagnent, qui ne savent pas totalement ce qu'ils veulent. Dans le corps ça bouillonne, mais à l'extérieur, tout parait si ... Si calme. Comme une personne sans coeur, sans image, sans rien de bien grand. Appolinaire n'a connu que ça, cette partie de moi qui ne voulait pas courir tout le temps, qui ne voulait pas se tuer à la tâche. Mais, qui intérieurement ne désirait que ça. Courir après une main, un sourire, un regard. Ou bien s'arrêter. Je n'aime pas choisir, je n'aime pas devoir prendre une sale décision, qui peut tout vouloir dire. Alors, je reste entre les deux, je reste le gamin un peu trop secret, pas assez ouvert aux yeux des autres. Mais qui, secrètement rêvasse de quelque chose de bien meilleur, d'un truc un petit peu fou, un peu trop dingue pur son âge, et pourtant. Il continue de penser, continue de rire en secret. Caché dans le noir, attendant le moment propice pour se mettre à courir, pour se jeter dans la gueule du loup. Mais, sourire, toujours sourire, parce que les choses ne pourront pas être plus belles. Chance, malchance, allez, la vie est courte, pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi trop penser aux soucis d'avant ? Pourquoi ne pas se concentrer sur maintenant ? Parce que malheureusement, l'être humain est ainsi. Il se fait du mal, pense au mauvais avant de se dire que le bon est devant lui, que rien ne peut être mieux, que le destin veut lui prendre la main. Il n'a plus que deux choix, prendre ou refuser. Moi ? Pour cette nuit, pour ce soir, j'ai envie de la prendre, de me dire : pour une fois rire aux éclats, pour une fois sourire bêtement. Allez, c'est pas si compliqué de jouer la belle fratrie, de se bercer d'illusions, de bêtises. Mais, dieu que ça peut faire du bien. Les bêtises, les rêvasseries n'arrangent rien, mais quand elles sont là, devant vous, il y a cette sensation dans le corps, non pas un renouveau. Juste, quelque chose qui ne s'explique pas, ne s'explique plus. Appolinaire, arrête le temps tu veux bien ? Se coincer ici, ne pas faire tourner l'heure, laisser cette hache là où elle est, le temps d'une soirée qui ne sera qu'éternité. Rattrapons les années mortes à se hurler à la figure, enlevons les blessures, les bleus. Repartir de zéro, tout oublier. L'éternité, juste, l’éternité. Coincer ça dans le temps, rien qu'un moment. Un long moment. Juste l'éternité, c'est pas grand chose, hein ? Juste ça, rien que ça. C'est comme demander la lune, ça parait dingue, et c'est impossible. Pourtant, à trop le vouloir, on fini par l'avoir. Vous ne croyez pas ? C'est l'enfant considéré comme éteint qui se réveille, qui veut ceci, puis cela. Des choses étranges, mais l'enfant veut croire, parce qu'il sait qu'un jour, tout ça, il l'aura. Petit à petit, les choses commencent au fur et à mesure. Moi ce soir, j'ai droit au petit prince. Juste ce soir, oui, peut-être que durant quelques heures, mais, je l'ai, dans mes bras. C'est ça de gagné, c'est un souvenir heureux à mettre dans une petite case, dans un endroit où personne ne pourra jamais me l'enlever. Juste un gamin, juste un enfant un peu trop grand. Un enfant qui a poussé trop vite, mais qui intérieurement, reste le même, avec des envies un peu dingues. Parait qu'à l'âge mature, l'enfant disparait pour de bon, les niaiseries aussi. C'est faux, il reste toujours cette part d'humanité, cette part de rêve. Certes, tout ceci est caché, mais un jour ou l'autre, tout ça ressort pour donner quelque chose de totalement différent. Comme sur un nuage, comme dans un autre monde.
Oh oui, un autre monde.
Peut-être bien le pays des merveilles en moins flippant, peut-être bien le futur sans vraiment l'être. Appolinaire se redresse, colle sa bouche sur mon front. Tout ça, c'est trop câlin, c'est trop, trop niais. Mais, c'est tellement unique. Oui, c'est vrai, quand on ne connait pas ça, on commence à découvrir la chose, et d'une certaine manière, c'est plutôt pas mal. C'est ça le soucis quand on s'ouvre pas assez, on fini par découvrir des choses simples, si simples mais qui sont compliquées à nos yeux. Des gestes, juste des gestes, s'enfermer là-dedans, dormir un peu. Oui, un paradis un peu noir, un peu malsain - peut-être carrément malsain. Mais, tant pis, tant pis. Ce soir, le petit prince je l'ai pour moi. J'ai l'euphorie dingue qui me prend aux tripes, qui veut passer à travers mes lèvres, mais je la calme. Je ne sais pas pourquoi cette envie soudaine. C'est comme sentir un gaz, perdre la tête durant quelques secondes, mais se la vider. Se secouer la tête, faire partir les idées noires, les souvenirs mornes. « Si on se la joue indien, moi je le fais jusqu'au bout. » Haussement de sourcils de ma part. Appolinaire, que vas-tu faire ? Construire un tipi géant ? Faire un énorme feu de bois ? Ou, alors tout simplement, fumer le calumet de la paix. Oui, oui fumer ce petit truc là, qui ne signifie pas que totalement la paix. Il signifie la vision de bisons violets, de danses dingues et dieu seul sait quoi d'autre. Allez grand chef, il te manque plus que le chapeau à plumes flamboyantes, la tenue en peau d'animal et ... Tout sera parfait. Pour une fois, le petit prince ne sera plus, pour une fois, ce sera un gamin sauvage. Se la jouer un peu à l'indienne, disparaitre dans la forêt, pourquoi pas se perdre, mais se tenir la main. Regarder dans le noir, affronter les peurs, garder les yeux ouverts. Se la faire à l'indienne, s'endormir sous le ciel bleu avec la fumée qui nous entoure. Il se redresse un peu, attrape sa boîte magique, le petit truc qui fait que le calumet de la paix, sera bien loin d'être un standard, bien loin d'être fumé tranquillement autour d'un grand feu. Non là, ça risque d'être plus comique, plus à la Bedford. Il me tend la cigarette magique, que je glisse entre mes lèvres. La fumée me traverse le corps, me brûle la gorge et les poumons, mais tant pis. Je la regarde s'enfuir par ma bouche et se perdre dans la pièce. Un vague soupir de bien être, j'ai l'impression d'être à la place d'un hippie. Sauf que là, ce n'est pas dehors, mais dedans. Manque plus que la tignasse longue, les champignons hallucinogènes et le tableau pourrait donner deux frères hippies en transe. Un rire sec me traverse la gorge. De la joie, peut-être, ou bien du désarroi, être un peu paumé. Ne pas comprendre cette situation, pourquoi ceci, pourquoi cela. Pourquoi tant d'amour d'un coup. Paix et amour jeunes gens. Oui, c'est ça, brûlons la guerre et ses conneries. C'est facile de se la jouer humanitaire, mais en ce qui concerne ce genre de guerre, c'est une autre histoire. Oui celle-là, est impossible à brûler, impossible à arrêter. Mais juste ce soir, le feu est éteint. Je ne bouge pas, plus, c'est tout juste si je respire. Un front collé à un autre, des yeux qui se perdent. C'est pas bon tout ça, pas bon, pas bon. Un retracement, des frissons qui me brûlent la peau. Appolinaire, sous tes doigts je me consume. « Reste comme ça... Te mets pas sur le dos. » S'endormir sur un nuage, s'endormir sur un tas de rien du tout. Toucher les étoiles du bout des doigts, et rire bon dieu, rire. Revenir à l'état d'enfant ou bien de rien du tout, n'être qu'une bouche qui parle pour rien dire, qui parle juste pour ne pas laisser le silence gagner la partie. « Pas de prénom, pas de nom de famille, rien du tout. Les types sans noms, voilà. C'est bien mieux, tu trouves pas ? » Plus de lien de sang, plus de lien sur papier, plus de nom. Plus d'emmerde. Voilà, c'est le mot, plus rien du tout. Juste deux types qui se connaissent, et qui fument un pétard, sans se douter du reste du monde. Qui ne font que rigoler. Un coup j'te vois, un coup j'te vois plus. Un coup je t'aime, un coup je t'aime encore plus. Deux visages trop proches et un coeur qui claque, doucement, si doucement qu'on pourrait croire qu'il va s'arrêter, qu'il va flancher et pourtant, il continue, rien que pour ce moment, rien que pour cet instant. Le joint commence à brûler entre mes doigts, je profite du silence. Un peu comme un amoureux transi, mais surement en différent à sa manière. Ouais, c'est assez troublant. Trop troublant. « Tes mains peuvent pas arrêter le temps ? Ou hm, quelque chose dans ce genre ? » C'est petit Kamil qui se réveille, qui demande aussi à faire le capricieux, qui veut que tout ça, soit un moment à marquer d'une pierre blanche et il le sera. Mais, un moment se termine toujours et petit Kamil, n'aime pas du tout ça. Non. Pour une fois, il veut jouer le petit prince trop capricieux. Malheureusement, je vois dans son regard, que ses doigts ne peuvent pas faire ça, qu'il ne peut pas claquer des doigts et faire de statue ce qu'il veut, le temps avec. « Le temps, c'est vicieux, ça passe trop vite. » Comment ça voir le mauvais côté des choses ? Jamais. Je regrette d'avance le lendemain, je déteste pour le moment la lune qui bouge et le soleil qui va se préparer à venir nous enquiquiner dans quelques heures. Parce que à ce moment, tout se finira peut-être. C'est fort fâcheux. J'aimerais prendre sa main, oui voilà, un autre contact bidon. Mais, si c'est pour le voir à moitié mort, ce n'est pas la peine. Je regrette son pouvoir pendant quelques secondes, je regrette qu'il ne puisse plus toucher du bout des doigts. Deux visages qui sont trop proches, deux visages qui se taquinent, se défient sans réellement le remarquer. Une machine qui s'engage, à quand l'explosion dites-moi ? Ces yeux, ces yeux. Mon coeur balance, mon coeur danse entre deux possibilités et impossibilités. Ma tête ne veut pas, ne veut plus, n'en peut plus. Ma main libre sur son cou, son coeur qui claque, encore et toujours. Douce mélodie, presque enivrante, presque folle. Boum, boum, boum. C'est la mécanique du coeur qui implose.
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drop dead. (appolinaire)

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